Il me semble important d’aborder le sujet du Made in China aujourd’hui.
Les miyuki sont à la mode, les grosses entreprises et éditions l’ont bien compris.
Récemment, plusieurs de mes camarades créatrices sont tombées sur des kits brickstitch vendus par des éditions assez connues, avec leurs modèles protégés, mais sans leur autorisation.
Il y a quelques mois, Karen de Mon Petit Bazar est également tombée sur la production en série de certains de ses motifs protégés, vendus par une chaine dans un grand nombre de magasins. Le grossiste a admis se fournir en Chine. Les produits ont depuis été retirés (normalement).
Tous ces tissages sont vendus à des prix défiant toute concurrence: 14 euros le bracelet, 8 euros la broche fraise, 3 euros le bracelet renard…
Évidemment, on peut légitimement se demander comment ces entreprises et boutiques peuvent proposer des prix aussi bas, étant donné que la matière première est chère, et que le tissage est long (donc main d’œuvre chère).
La réponse est simple: made in China. Vous trouverez des tissages produits par centaine voire par milliers (la plume de Lili Azalée, en 20 000 exemplaires).
Premier problème: les artisans locaux peuvent se rhabiller face à la production de masse, ils n’auront aucune chance, les prix sont trop bas.
Voici quelques exemples:
Pas très sympa de casser les prix comme ça. Les créatrices en France, ça ne manque pas, et on aurait pu attendre d’une entreprise qui fait d’aussi beaux bijoux qu’elle fasse appel à elles (et non je ne parle pas de moi, car je ne réalise pas ce genre de petits tissages).
Deuxième problème, plus grave celui ci: la plupart des motifs vendus sur Ali Express sont des motifs protégés. Ali Express vend de la contrefaçon.
Quelques exemples:
Pour certains de ces modèles, ils ont été publiés soit dans une revue, soit dans un livre, et sont donc protégés par les services juridiques des éditions concernées.
Le problème, c’est que les entreprises achètent en masse les produits Ali Express et les revendent, sans même savoir que ces produits sont de la contrefaçon. Elles sont obligées ensuite de passer un accord avec la créatrice originale, quand elle tombe sur son produit mis en vente sans son autorisation.
J’espère sincèrement, pour le bien de tous, que ces entreprises cesseront d’acheter en Chine et privilégieront la qualité et l’éthique, plutôt que la vente à tout prix (on peut toujours rêver).
Aujourd’hui j’aborde un sujet qui fâche et qui est lié aux perles et surtout aux heures de tissage: la prise de masse graisseuse et les douleurs musculaires.
Depuis quelques temps (trois ou quatre mois), je tisse sur le fauteuil POANG de la maison.
Le POANG c’est ça:
Il est certes très confortable, mais il a l’inconvénient d’arrondir les lombaires et de faire ressortir le ventre, si petit soit-il. J’ai essayé de tisser le dos droit sur un tabouret, mais ça devient rapidement très inconfortable.
Et là, je viens de découvrir avec horreur (et désespoir) que cette posture commençait à créer lentement mais sûrement une brioche, une bouée, un coussin à eau, de la bidoche, bref vous avez compris: du ventre.
A croire que le fait d’arrondir le dos de cette façon envoie toute la graisse dans la région abdominale. En dehors de toutes considérations esthétiques, c’est surtout qu’il me gêne dans mes pantalons et ce n’est vraiment pas agréable.
Sans oublier les douleurs dans les bras, les épaules, le dos etc…
Bref, pour toutes celles qui se sentent concernées par ce problème, et qui culpabilisent quand elles tissent parce qu’elles restent trop longtemps assises, je vous propose quelques exercices tirés des années bénies où je m’entrainais 5 à 6 heures par semaine (les années AV EN, comprenez les Années Avant Enfants).
L’idée, c’est de continuer à consacrer du temps au tissage, tout en gardant en tête deux trois exercices qui permettent de garder un corps en état de marche.
Pour celles qui vont en salle de sport: deux mots: vélo elliptique. C’est plus complet que le tapis de course ou que le vélo et c’est redoutable sur la région de la bouée et des fessiers.
Si vous avez un peu de temps à consacrer au sport, c’est ce qu’il vous faut (deux à trois fois par semaine, au moins 20 minutes à chaque fois).
Pour celles qui ont moins de temps, ou pas la condition physique pour faire cet exercice, voici quelques entrainements très utiles:
Notre vieil ami l’exercice du gainage, très apprécié des sages femmes quand on commence la rééducation des abdominaux après l’accouchement:
Essayez de tenir au moins trente secondes, et de faire un peu plus à chaque fois. L’idéal est d’enchainer trois séquences de gainage avec temps de repos court entre chaque. N’oubliez pas de contracter le périnée et les abdos pendant que vous faites l’exercice.
Voici un exemple de défi gainage:
Je vous conseille fortement de faire également le gainage sur le côté et sur le dos.
Sur le côté, c’est assez physique, faites-le uniquement si vous vous sentez à l’aise.
Par contre, quelle que soit votre condition physique, je vous encourage à faire le gainage sur le dos: il a pour avantage de mobiliser la colonne vertébrale, et de déverrouiller le dos.
Pour chacun de ces exercices, pensez bien à serrer le ventre et le périnée pendant l’exercice (dans votre tête, essayez de coller votre nombril à votre colonne vertébrale).
Enfin pour les douleurs dans le dos, la solution, c’est souvent de remuscler les bras et le dos lui-même.
Même l’Assurance Maladie le dit 🙂
Voici l’extrait d’une vidéo très bien faite: (même sans les poids, ça travaille).
Voilà, dans tous les cas, n’oubliez pas de bouger votre corps un maximum, que ce soit en vous baladant ou en prenant plus souvent les escaliers.
Voilà, j’espère que cet article vous aura été utile,
Ce soir court article à propos d’Instagram et de ses conditions d’utilisation.
J’ai lu dernièrement plusieurs post concernant Instagram et la censure qui y est appliquée.
Le premier exemple est Julie Flamingo, qui a vu tous plusieurs de ses post signalés et supprimés parce qu’ils représentaient des seins nus. Le premier post était un cliché artistique d’Helmut Newton, le deuxième post était une affiche de prévention contre le cancer du sein.
Elle a lancé par la suite une campagne nommée #liberetonteton, donc le but est de partager un maximum de photos de seins nus, car Instagram ne fait visiblement pas la différence entre pornographie et photos artistiques ou de prévention. Par contre le réseau social laisse circuler des images très suggestives, avec de très jeunes filles tout justes couvertes d’un morceau de tissu. Mais tant qu’il n’y a ni téton, ni poil pubien, tout va bien.
Pour revenir à Julie Flamingo, Instagram a réagi en lui faisant subir un shadowbanning : toutes ses photos sont devenues invisibles sur les hashtag.
Je rejoins totalement Julie Flamingo et la soutiens sur son combat: le corps de la femme ne devrait pas subir une telle censure.
Les autres exemples que j’ai rencontrés sont ceux des comptes que j’ai pu signaler pour vente de contrefaçon. Au bout de plusieurs signalements, ces comptes ont été supprimés.
Ce que j’ai découvert par la suite, c’est que ces comptes ont été supprimés sans aucune explication. Les utilisatrices se sont retrouvées dans l’incapacité de se connecter à leur compte, qui a été purement et simplement été effacé sans autre forme de procès. Elles ont imputé cette suppression à un piratage massif, alors qu’elle était due à un trop grand nombre d’infractions à la propriété intellectuelle.
Instagram gère ses utilisateurs comme bon lui semble. Nous n’avons aucun moyen de faire plier ce réseau, et ils nous invitent eux-mêmes avec beaucoup d’ironie à les rejoindre dans la baie de San Francisco s’il nous venait à l’esprit de les poursuivre en justice, puisqu’ils sont sous la juridiction de l’état de Californie.
Mon raisonnement est le suivant: dans le cas de Julie Flamingo (et pourtant, Dieu sait que je soutiens son combat), et des comptes de vente de contrefaçon, les utilisatrices n’ont pas respecté les conditions d’utilisation d’Instagram. Or les conditions d’utilisation d’Instagram font office de loi sur ce réseau, et nous sommes obligés de nous y plier. Dans le cas contraire, nous n’avons plus qu’à quitter ce réseau.
L’erreur de ces utilisatrices est de vouloir appliquer leurs valeurs culturelles, ou les lois sur la propriété intellectuelle de leur pays à Instagram, qui est un réseau américain, et qui respecte donc les valeurs américaines, et les lois américaines.
Dans le cas de Julie Flamingo, il était clair que ses valeurs féministes allaient poser un problème sur un réseau américain: rappelons tout de même que les américains ont une conception très différente de la nôtre de ce qui est tolérable ou non.
Exemple avec l’affiche ci-dessous: les Américains ont censuré… la cigarette, alors que l’arme a été laissée sur l’affiche.
Rappelons également que 40 pour cent des Américains sont créationnistes, (le lien va vers un article vérifié de Wikipedia) contre 9 pour cent en France, et je vous joins un article du Monde à ce sujet.
Bref, tout cela pour dire que les valeurs américaines sont parfois très éloignées des nôtres, mais ce sont elles qui régissent Instagram, et c’est donc à nous de nous y adapter, et non l’inverse. Si vous voulez rester sur Instagram, il faudra mettre vos valeurs dans votre poche, et prendre en compte leurs valeurs à eux.
Enfin, quelques conseils pour vous servir d’Instagram en toute tranquillité:
Lisez attentivement leurs conditions d’utilisation (elles sont très simplifiées et faciles à lire): si vous n’êtes pas d’accord avec leurs conditions, n’ouvrez pas de compte: vous perdrez. N’oubliez pas, vous êtes chez eux, ce sont eux qui décident.
Protégez vos créations sous un régime reconnu par les lois américaines (c’est le cas des Creative Commons, qui sont des licences américaines). Instagram reconnaîtra bien plus facilement vos droits d’auteur en cas de réclamation.
Si vous voulez être contestataire et porter un message féministe, faites le en vous débrouillant pour contourner leurs règles: par exemple, j’ai posté une photo de Marilyn Monroe seins nus, avec un voile transparent. La photo n’a pas été censurée. Postez des photos suggestives, qui porteront votre message de façon indirecte. Ils n’y toucheront pas.
Ce soir, un article un peu personnel suite à une question qui m’a été posée.
Je réalise que je ne me suis jamais réellement présentée, et c’est donc l’occasion de le faire.
Je commence par le titre: j’ai constamment de la musique dans la tête (à en devenir dingue parfois). Par exemple, pendant que je tissais mes poissons, j’avais La maman des Poissons de Boby Lapointe dans la tête. Pour la noix de coco, c’était le refrain de Fresh, de Kool and the Gang (she’s fresh, fresh, exciting).
Tiens en bonus, le lien vers la chanson:
Et en cherchant un titre, c’est la chanson de Balavoine qui s’est imposée (J’me présente, je m’appelle Henri.)
Voilà, maintenant grâce à moi, vous avez de la musique qui tourne en boucle entre vos deux oreilles. Mais vous êtes capables de vous la sortir de la tête. Comme dirait France Gall, résiste, prouve que tu existes 😉
Revenons à nos moutons: donc je me présente, je m’appelle Emilie, j’ai 35 ans (je passe à 36 dimanche, mais pour l’instant, je m’accroche à mes 35!).
J’ai trois enfants qui ont, on va dire, du caractère, un mari sexy (si, si, il ne vieillit pas, c’est fou), un gros labrador (qui lui, vieillit), et je suis professeur de français depuis 11 ans (j’ai reçu mon décompte de points retraite, il ne me reste plus que 28 ans à faire: je serai alors un vieux prof auquel les élèves demanderont s’il a côtoyé les dinosaures. Cette question a déjà été posée, vrai de vrai).
Venons en aux miyuki: c’est ma belle sœur Camille qui m’a fait découvrir ces perles en avril 2016. Je n’avais jamais été trop attirée par les perles avant de découvrir ces petites merveilles.
Je pratiquais par contre déjà les loisirs créatifs: j’ai réalisé plusieurs albums de scrapbooking et un carnet de voyage, que j’ai entièrement illustré à la main. J’ai toujours aimé les domaines artistiques, et j’ai pratiqué le violon pendant plus de 20 ans.
J’ai eu tout de suite le coup de cœur pour ces perles minuscules, car elles permettent de dessiner des motifs précis et colorés. Et il y a le plaisir de créer un objet de toutes pièces. Enfin, elles sont déclinées dans une variété de couleurs que je trouve remarquable (je reviendrai à la couleur plus bas dans l’article).
La question qui m’a été posée aujourd’hui est la suivante: est-ce que je fais exprès de mettre énormément de nuances dans mes tissages pour empêcher la copie et la reproduction? Est-ce que je complique volontairement mes tissages?
La réponse est non, pas du tout. Dernièrement, c’est vrai que j’ai développé un style de plus en plus réaliste, avec un grand nombre de dégradés. Ci dessous, ma dernière création.
La première raison, c’est que je travaille de plus en plus à partir de photos réelles. J’essaie, grâce en particulier aux camaïeux et aux différentes textures, de respecter au mieux la réalité.
La deuxième raison, c’est que la couleur et les textures, c’est ma religion. Je suis totalement accro. Je suis une cible parfaite pour les marques qui font des vitrines de produits avec des couleurs vives et des arc-en-ciel de couleurs, et qui travaillent sur la texture de leur produit.
Exemple ci dessous:
Du coup, j’ai un nombre incroyable d’objets et de vêtements qui ne me servent pas et qui n’ont pas d’autre utilité que d’être beaux. J’aime simplement les regarder.
Alors forcément, on retrouve ce penchant dans mes tissages. Plus il y a nuances de couleurs et de textures, et plus je suis satisfaite.
Enfin, depuis toute petite, j’ai appris à focaliser mon regard sur les détails. En effet, mes parents m’ont eue très jeune, et ils ont terminé leur éducation artistique en m’emmenant partout avec eux.
Malheureusement, ils avaient un goût prononcé pour les tableaux morbides de Jérôme Bosch et les scènes de dissection. Quelques exemples ci-dessous:
Pas terrible, hein? Hé bien, j’ai découvert que la seule façon de supporter ce genre de tableaux, c’est de s’attarder sur les détails, en oubliant le sujet: le mouvement des flammes, la lumière et l’ombre, les couleurs. Cela permet de résister à des heures de visites au musée.
C’est comme cela que mon regard se conduit encore aujourd’hui: le vol d’oies sauvages sur une bouteille de vodka, le coquelicot rouge et presque translucide qui sort d’un trottoir, le mouvement d’un tigre sur un T Shirt. N’importe quel détail peut être une source d’inspiration. Et surtout, on peut trouver de l’esthétique, si rassurant, dans n’importe quelle scène.
Vous comprendrez également pourquoi je ne dessine que des créations rassurantes et colorées: je ne réaliserai pas de tissages plus gothiques ou anatomiques, même si certains sont très bien dessinés.
Pour conclure, la raison essentielle pour laquelle je tisse, c’est la recherche de l’esthétique: tisser des modèles que j’ai dessinés, cela me permet de travailler les couleurs et les textures, et de créer quelque chose de beau, que je peux regarder ou porter ensuite. Et c’est un moyen d’expression artistique: quand vous regardez mes tissages, vous avez un aperçu de mon regard sur les choses. C’est une façon comme une autre de communiquer 🙂
Bonne soirée, et promis le prochain article sera bien moins philosophique 😀
Ce matin, j’ai vu rouge sur Instagram. Pardon pour celles qui me suivent et qui sont déjà au courant de mon énième pétage de durite.
Entre mon petit déjeuner et le thé du matin, je suis tombée sur le hashtag cimetière de miyuki. Et je vous avoue que j’ai avalé mon Earl Grey de travers.
Le but du jeu est de réunir toutes les créations dont on ne se sert pas, et de les prendre en photo. Rien de très gênant me direz-vous, et je suis plutôt d’accord sur le principe. Après tout, c’est assez sympa de réunir tous ses tissages sur une seule photo, ça a de l’allure. On peut en être fière.
Sauf que quand on lit bien les post, on se rend compte du profond mépris qu’ont certaines créatrices pour leur propre travail: j’en fais quoi maintenant, tout est vendre si tu veux. Bref, tous ces tissages sont présentés comme des rebus dont on ne sait pas quoi faire.
D’où mon coup de gueule, que je vous mets en copie en dessous:
« Bonjour. J’écris ce matin totalement révoltée par ce que je vois sur Instagram à propos des miyuki.
Les miyuki, c’est cher. Ce sont des perles de luxe. La référence de la photo coûte 6,50 le sachet de 11 grammes. Comptez au minimum 2,50 euros un paquet.
Depuis hier, le must, c »est de montrer tous les tissages qui ne nous servent à rien. Des dizaines d’heures de tissage et des dizaines d’euros de perles étalés et présentés comme des rebus.
Ce sera quoi le prochain hashtag? Je me torche les fesses avec mes miyuki parce que j’ai les moyens? Je tisse des perles et j’emmerde les pauvres?
Alors moi j’ai honte, vis à vis des gens qui n’ont pas les moyens de se les payer, ces perles. Honte vis à vis des gens qui ont à peine de quoi boucler le mois, qui dépensent très peu dans leurs loisirs ou qui travaillent tellement qu’ils ont à peine le temps de bouffer en rentrant chez eux le soir. Sans parler des créatrices qui essaient de vivre de leurs créations.
Quelle image on donne à ces gens, qui ouvrent Insta le soir en rentrant? Ils doivent vraiment se dire qu’on n’a que ça à faire et qu’on jette l’argent par les fenêtres!
Parce que oui le brickstitch et les perles miyuki, c’est un loisir de privilégié, et il y a fort peu de gens qui ont les moyens financiers ou le temps de tisser autant.
Alors je m’excuse, en tant que privilégiée, auprès de tous ces gens qui doivent se sentir offensés par notre orgueil et notre futilité et qui auront bien raison.
Peut être que je vais perdre un paquet de followers, mais Instagram ce n’est pas la vie. Si on ne peut pas dire ce qu’on pense par peur d’être impopulaire, ça ne vaut pas le coup!
Bon dimanche. »
J’ai reçu beaucoup de commentaires et de messages privés suite à ce post (et aucune insulte), et il se trouve qu’une bonne partie des gens qui m’ont lue ont également été choqués par ce hashtag.
J’ai également reçu des commentaires d’autres créatrices qui ont été piquées au vif par ce que j’ai dit, et je re précise donc ma pensée.
Non il n’y a pas de mal à montrer ses tissages et à en être fière. Je suis à la première à poster mes photos et à faire la promotion d’un maximum de couleurs. Et non ce n’est pas le fait de les montrer qui est insupportable.
Ce qui est insupportable, c’est de les montrer comme des quantités négligeables, des machins à vendre en solde parce qu’ils encombrent les tiroirs, vendus comme du PQ en promo. C’est insultant pour ceux qui n’ont pas le temps, l’argent ou la technique pour parvenir à ces résultats, qui en font rêver beaucoup.
Oui les miyuki c’est cher, et oui il faut du temps pour tisser: soyons fières de montrer ce que nous savons faire et qui n’est pas toujours à la portée de tout le monde.
Et oui nous sommes des privilégiées: nous avons eu de la chance d’en être arrivées là, d’être respectées dans ce petit milieu et de recevoir autant de messages d’admiration. Ce serait pas mal d’avoir un peu de respect pour ce et ceux qui nous font exister.
Vous me direz: pourquoi un tel coup de sang? Parce que ce manque de respect, j’ai eu l’occasion de l’expérimenter pendant la rédaction du livre, et que vous n’imaginez pas jusqu’où il va.
Vous pouvez désormais me retrouver sur Hellocoton 🙂
Je voudrais également vous dire merci, à vous qui êtes de plus en plus nombreux ici (déjà plus de 30 000 vues et 11 000 visiteurs rien qu’en 2018 ^^), je ne pensais pas tenir un blog un jour, et maintenant que vous êtes là… Je ne pourrais plus m’en passer!
Voici deux petites fleurs publiées hier sur Instagram pour fêter ça,
Le processus de signalement a été modifié sur Instagram, voici comment faire désormais pour faire (je me suis servie de mon compte comme cobaye).
Pour information, un compte signalé est supprimé au bout de trois ou quatre signalements. Par contre, n’oubliez pas de noter dans votre signalement le numéro des signalements précédents, sinon Instagram ne les comptabilise pas.
Allez sur le compte que vous voulez signaler (ou même sur n’importe lequel sauf le vôtre) et cliquez sur les trois petits points à droite de « S’abonner » et de la flèche.
Une fois que vous avez cliqué, cette fenêtre apparaît:
Cliquez sur signaler un utilisateur, une fenêtre toute nouvelle apparaît alors:
Attention, si vous cliquez sur « Je ne l’aime pas » ou « C’est du contenu indésirable », Instagram bloque automatiquement votre accès à l’utilisateur que vous voulez signaler, et vous ne pouvez pas faire de signalement. Pour Instagram, vous avez simplement exprimé le souhait de ne plus voir ce contenu sur votre fil.
Cliquez sur « Autre », une nouvelle fenêtre apparaît:
Si c’est un signalement de violation de propriété intellectuelle que vous voulez faire, cliquez à nouveau sur « Autre ».
Et vous arrivez enfin à la case qui vous intéresse.
Une fois que vous avez cliqué sur Non-respect de la propriété intellectuelle, une nouvelle fenêtre apparaît:
Vous n’avez plus qu’à cliquer sur « En savoir plus », et vous arrivez sur la bonne vieille page du formulaire de contact:
Cliquez sur « Découvrez comment signaler une infraction aux droits d’auteur, une nouvelle fenêtre apparaît.
Cliquez sur « Remplir ce formulaire », et vous pouvez enfin faire votre signalement.
Aujourd’hui, je commence par un article assez désagréable: le vol de nos photos, et la façon de le limiter.
J’ai découvert récemment des épingles bizarres sur Pinterest: mes photos recadrées sans mon logo, renvoyant vers un site russe, VKontate (l’équivalent russe de Facebook).
Après m’être inscrite sur le site, j’ai découvert qu’une utilisatrice récupérait quasiment toutes les photos des créatrices, les recadrant afin de faire disparaitre les logos et les marques de Copyright.
Les photos sont ensuite épinglées sur Pinterest, renvoyant vers le site russe en question, et sans aucune trace du créateur d’origine.
Et comme d’habitude, les copies fleurissent ensuite sur les comptes Instagram habituels, avec des utilisateurs qui vous renvoient aux épingles Pinterest sans votre nom.
J’ai contacté le centre d’aide de VKontate, qui met pour l’instant beaucoup de mauvaise volonté à supprimer les photos en question.
Toutes les créatrices sont concernées, même celles qui viennent de démarrer.
Voici quelques exemples:
Voilà, il y a en a beaucoup d’autres mais je pense que vous avez compris.
Comme de toutes façons des voleurs de genre existeront toujours, cela ne sert à rien de s’arracher les cheveux.
Par contre voici une façon simple de lutter contre ce genre de vol: mettez vos watermark et logos de façon à ce qu’on ne puisse pas les supprimer en recadrant la photo.
Les recadrages étant rectangulaires, il vous suffit de placer votre inscription près de votre tissage, sur le côté ou à un endroit où il y a un creux.
Par exemple, pour le chat, entre les oreilles. Pour le bélier, entre les cornes, pour l’éléphant, près d’une défense…
Bien sûr, il sera encore possible de détourer votre photo (supprimer le fond et tout ce qui n’est pas le tissage), mais il s’agit d’un autre niveau de copie.
Aujourd’hui c’est le 8 mars, et pour mettre à l’honneur cette journée, j’ai rassemblé quelques-unes de mes petites dames pour une photo de famille.
Je profite également de cette journée particulière pour faire passer un message.
A toutes celles et ceux qui ont subi, subissent, ou subiront malheureusement des violences sexuelles, vous n’êtes pas seuls. Il existe forcément dans le pays une structure ou une personne en mesure de vous aider.
Se faire entendre peut parfois avoir l’air du parcours du combattant, surtout si les faits sont anciens.
Il est possible que vous appeliez 15 fois le 3919 sans que personne ne décroche, et que la boite vocale vous demande 15 fois de renouveler votre appel.
Il est possible qu’on décroche enfin et qu’on vous réponde que personne n’est disponible pour vous parler. On vous demandera aussi de rappeler plus tard.
Il est possible que vous trouviez le courage surhumain de vous déplacer au commissariat pour aller porter plainte, seul. Il est malheureusement également possible qu’on vous demande de repasser à 14h00 parce que c’est bientôt l’heure de déjeuner.
Ne perdez pas courage. Que ce soit dans les services d’urgence, parmi vos proches ou même autour de vous, il y a forcément quelqu’un pour vous aider. Votre pire ennemi c’est le silence.
N’oubliez pas enfin que la meilleure solution quand vous vous sentez en détresse, c’est le service d’urgence. Dans ces cas-là, la lourdeur administrative laisse la place à l’humanité, et vous serez entendu.
Ce parcours que je décris, c’est bien sûr le mien, et il est encore difficile d’en parler. Mais croyez-moi, l’aide existe.