Premier test résine.

Bonjour,

Il y a longtemps que je veux tester la résine pour rigidifier mes tissages. J’avais un peu peur de me lancer jusqu’ici, parce que je n’ai jamais utilisé ce produit.

Il y a quelques temps, je me suis enfin lancée, et j’ai testé une des résines proposées par le site Perles and Co.

Voici mon premier retour d’expérience.

1- Le matériel.

Pour me lancer, j’ai décidé de suivre ce tutoriel. En effet, au départ, je voulais fixer des tissages dans un cercle, comme sur le tutoriel en question.

J’ai donc commandé le matériel suivant (attention, la résine et la lampe sont relativement chers, c’est pourquoi je vais tester d’autres résines en comparaison).

  • résine UV LED de la marque Padico
  • tapis en silicone acheté à Cultura parce que je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’acheter en même temps que le reste, il est pourtant moins cher sur Perles and Co.
  • une lampe à UV LED
  • un pic à brochette avec une partie plate (je trouve que le cure-dent est moins pratique) pour étaler la résine.
  • des gants type gants chirurgicaux.
  • si vous voulez encadrer vos tissages et les couler dans de la résine, il vous faut des anneaux de montage relativement grands. J’en ai trouvé à Cultura (ici et ici).

A noter: la lampe et le tapis ne sont pas uniquement destinés à la résine; la lampe est également utilisée pour la pose de vernis semi permanent (c’est d’ailleurs sa fonction d’origine), et le tapis est également utilisé pour la FIMO. Si ça se trouve, vous avez déjà le matériel chez vous. Il est en tout cas réutilisable dans d’autres domaines.

2- Premier test: montage d’un tissage dans un anneau.

J’ai dans un premier temps moulé un de mes tissages dans un des anneaux de montage de 3,2 mm acheté à Cultura.

La résine est très facile à utiliser, l’embout est long et fin, ce qui permet de bien doser le produit.

Le produit en lui même n’est ni trop liquide, ni trop épais, et s’étale facilement.

Pour fixer ma fleur, j’ai posé mon anneau sur le tapis de silicone (n’oubliez pas le tapis de silicone, sinon ce sera la grosse galère!), appuyé sur le flacon de résine, jusqu’à ce que ce que liquide remplisse le cercle et que le tissage soit recouvert de résine.

J’ai ensuite passé le tissage 60 secondes sous la lampe, comme indiqué dans le tuto de Perles and Co.

Attention: ne travaillez pas en pleine lumière, car la résine risque de durcir plus vite. J’ai travaillé à mon bureau, près de la fenêtre (là où vous placez les plantes pour qu’elles reçoivent de la lumière mais pas le soleil direct), aux alentours de 18h00. Je me suis servie du contrejour pour vérifier que la résine était bien répartie.

Une fois la résine durcie (elle reste un peu chaude et poisseuse), j’ai retourné l’anneau et j’ai fait la même chose de l’autre côté.

J’ai ensuite posé le pendentif sur mon bureau, où je l’ai laissé sécher toute la nuit (attention à le poser sur une surface propre, sinon la poussière risque de coller à la résine. Faites sécher votre montage sur le tapis de silicone par exemple). Le matin, la résine était lisse et ne collait plus du tout.

Je vous mets une photo du résultat final ci-dessous.

Le positif: la résine est facile à utiliser, elle s’étale bien, et le résultat final forme un bel arrondi. Comme c’était ma première fois, je n’en ai pas mis tout à fait assez, il y a des zones près du bord où il manque de la résine.

Le négatif: je n’ai pas pu éviter les bulles d’air. Il va falloir que je m’entraine, ou bien il n’y a aucune solution pour éviter les bulles.

Bon à savoir: j’ai ajouté une couche de vernis hypoallergénique Isoclip sur l’une des faces pour tester, il s’est parfaitement étalé et rend la résine un peu plus brillante.

3- Deuxième test: rigidifier un tissage avec la résine.

Pour ce deuxième test, je me suis servie de tissages que je venais de terminer.

J’ai posé le premier tissage sur le tapis, j’ai mis une grosse goutte de résine sur le tissage, et je l’ai étalée avec la partie plate du pic à brochette. Je me suis servie du contrejour pour vérifier que le produit était réparti de façon uniforme, puis j’ai passé le tissage sous la lampe à UV pendant 60 secondes.

Premier problème: le tissage a légèrement gondolé, et les bords se sont relevés de 5 mm environ (il est devenu concave).

J’ai tout de même retourné mon tissage, et j’ai fait la même chose de l’autre côté, en me disant que peut être il gondolerait dans l’autre sens (en oubliant au passage que la première face était bien raidie).

Au final, le tissage est ressorti concave.

Deuxième problème: la première face enduite fait moins « propre » que la deuxième face, il y a davantage de bulles et les perles sont un peu moins visibles. Malheureusement pour moi, j’ai enduit en premier la face avant de mon tissage. Du coup, pour les essais suivants, j’ai commencé par enduire la face arrière de mon tissage, pour finir par la face avant.

Sur les essais suivants, j’ai également légèrement appuyé sur les bords du tissage pendant qu’il était sous la lampe, pour l’obliger à rester plat.

J’ai aussi enduit plus soigneusement les bords, en mettant la même quantité de résine que sur le centre, pour être sûre que le produit en se rétractant sous la lampe ne soulève pas les bords.

Les deux tissages sont ressortis plus plats que le premier.

Je les ai également posés tous les trois sur le tapis de silicone, que j’ai plié ensuite pour les recouvrir, et j’ai posé un dictionnaire un quart d’heure dessus. Cela a permis de les aplatir davantage.

J’aime beaucoup le résultat final: je trouve qu’il met en valeur les couleurs vives. Et j’adore le bruit qu’ils font entre eux, on dirait des jetons.

Quelques photos ci-dessous:

Voilà, c’est tout pour ce premier test. Il y a encore beaucoup de travail pour peaufiner la finition résine.

Je vais essayer le test de Nineykow, à retrouver ici sur sa page.

Vous pouvez retrouver les diagrammes des oranges sur ma boutique Etsy, et la fleur de frangipanier sur mon groupe privé Facebook Coeur Citron Diagrammes et Camaïeux.

N’hésitez pas à me faire un retour sur vos différents essais,

Bon dimanche!

Astuces pour dessiner facilement son dégradé, suite

Bonsoir,

Il y a quelques temps, j’ai rédigé un article pour partager avec vous certaines astuces pour dessiner vos propres dégradés.

Ce soir, je vous propose la suite.

Une fois que vous avez réparti vos couleurs comme conseillé dans l’article précédent, vous devez « affiner » votre répartition.

J’utilise le même poisson que celui de l’article précédent. Je laisse les couleurs contrastées pour que ce soit plus clair.

Sur ce poisson, il y aura cinq couleurs dans votre dégradé, le jaune pâle représentant la couleur la plus claire, la rouge la plus foncée du dégradé. J’ai utilisé les couleurs contrastées pour mieux visualiser la répartition de chaque couleur.

Ci dessous, je vous mets la version retravaillée avec les couleurs réparties comme je le souhaite.

La première partie de votre travail est terminée. Cependant, si vous souhaitez avoir un résultat harmonieux, vous ne pouvez pas en rester là.

Pour que les couleurs se fondent réellement entre elles (à part si vos couleurs sont vraiment très très proches en teinte), et pour qu’on ait vraiment l’impression d’un dégradé, vous devez casser l’effet « couches » ou strates de votre répartition des couleurs.

Je vous propose deux solutions pour casser l’effet stratifié des couleurs.

1- Ajoutez des points d’une couleur différente de celle de votre couche.

Par exemple, sur le poisson, votre couleur la plus foncée est le rouge. Quand vous passez à la partie violette, ajoutez quelques points rouges. Quand vous passez à la partie jaune, mettez quelques points de violet, et ainsi de suite. Vous pouvez également mettre quelques points de la couleur la plus claire dans la couleur plus foncée à côté d’elle. Cela permet de rendre plus floues les limites entre les couleurs.

Je vous montre quelques exemples de modèles pour lesquels j’ai utilisé cette technique.

Une solution alternative est de rajouter des points blancs, par exemple si vous faites un ciel d’hiver avec un dégradé de bleu, ajoutez de la neige pour harmoniser le dégradé.

J’en ai également mis sur mes discus.

2- Ajouter des rayures, des tâches.

C’est la solution idéale pour les insectes et les félins.

Quand je dessine un insecte, ou un tigre, je dessine d’abord la forme générale, puis le dégradé de couleurs, en couches comme le poisson. Ensuite j’ajoute les rayures, les tâches et autres. Le motif noir est suffisamment imposant pour garder le dégradé en couches, sans avoir besoin de rajouter de points de couleurs.

Je vous mets quelques exemples ci dessous.

Voilà, j’espère que cet article vous aura été utile! Bonne soirée 🙂