Les nouveautés Miyuki Delicas 11/0 du mois d’octobre 2020, deuxième partie.

Bonjour,

Voici la suite de la présentation des nouvelles références de Miyuki Delica. Même constat que pour les références présentées hier, il y a un peu de tout.

La référence DB 2501: pourquoi pas.

Le 2501 est un doré, légèrement plus pâle que la référence 1832 (les photos en très gros plan sont les miennes, je les ai obtenues à partir de plans plus généraux de mes perles aujourd’hui, à la lumière du jour).

Il y a plusieurs écoles sur le doré, à vous de voir si vous souhaitez un doré plus pâle. Comme c’est une finition Duracoat, il y a de bonnes chances pour que la couleur dure dans le temps.

La référence DB 2504: à adopter.

La 2504 une référence un peu particulière, qui peut vous permettre de créer un dégradé original. Elle tire davantage sur le cuivré ou rouille que sur le pêche, contrairement au DB 2503.

Elle est dans la même teinte que le DB 1843 (pourtant appelé Dark Mauve).

Vous pouvez l’intégrer dans un dégradé allant du champagne au orange: DB 1843, DB 2504, DB 40, DB 1836, DB 1837, DB 421.

Les références 2507 et 2512: pourquoi pas.

Le 2507 et le 2512 sont des verts tirant sur le gris, les deux vont ensemble mais sont difficiles à associer.

Les références DB 2513, 2514, 2515, 2516: il va falloir choisir…

Ce sont de belles couleurs mais elles sont trèèèèèèèès proches. Si je devais en choisir deux, je prendrais la 2516, qui tire le plus sur le bleu, et la 2513, vraiment turquoise, en rajoutant la 2514 si je veux faire un dégradé subtil. La 2515 est trop proche de la 2513 tout en ayant des airs de la 2514 et brouille trop l’ensemble.

Si vous souhaitez faire un dégradé, je vous propose: DB 427, DB 2513, DB 2514, DB 2516, DB 1005.

Et voilà vous savez tout! Vous n’avez plus qu’à tester 🙂

Bon dimanche!

Les nouveautés Miyuki Delicas 11/0 du mois d’octobre 2020, première partie.

Bonjour,

Voici un petit guide pour vous permettre de bien vous repérer dans les nouveautés qui viennent de sortir chez Miyuki. J’en profite également pour intégrer ces nouveautés dans des dégradés que j’utilise souvent.

Cette année, Miyuki a choisi de développer sa gamme de Miyuki Galvanized métallisées, en ne sortant, comme la dernière fois, que des références Duracoat, qui tiennent donc mieux dans la durée.

Si certaines références sont de vraies nouveautés et viennent compléter certaines gammes de couleurs, d’autres sont de simples rééditions de couleurs existant déjà dans des finitions plus fragiles.

Plus surprenant, certaines couleurs sont des doublons de références déjà sorties en Duracoat.

Pour cet article, je vais vous présenter les couleurs une par une et vous les situer dans un dégradé de couleurs.

Encore une fois, je me base sur les couleurs que j’ai à ma disposition, il est possible qu’il m’en manque quelques unes: il m’en manque relativement peu, je pense donc que vous pouvez considérer cet article comme fiable.

La référence 2503: attention doublon!

La référence DB 2503 Galvanized Bright Copper est une référence métallique rose, qui se classe dans les teintes champagne, chair, cuivrées.

C’est à peu de chose près l’équivalent exact de la référence 1839, qui est elle aussi Duracoat. La référence 2503 est peut être légèrement plus soutenue que la référence 1839, mais c’est une différence subtile et donc peu visible. Ci dessous, un aperçu de la couleur, à gauche. J’essaierai de vous faire des photos quand le temps s’y prêtera davantage.

Elle a un équivalent en Galvanized Mat (métallique mat): la référence DB 1155 (à droite).

Cette référence et son équivalent 1839 peuvent s’intégrer dans un dégradé qui va du champagne clair au cuivré.

Ci dessous un exemple de dégradé: DB 433, DB 418, DB 1839 ou DB 2503, DB 1842 (attention, le 418 a l’air beaucoup plus rose ici qu’il ne l’est en réalité).

Les références DB 2508 et DB 2509: foncez!

Ces deux références sont des « chainons manquants »: elles permettent de relier plusieurs références métalliques existantes qui allaient ensemble sans former un camaïeu.

Ci dessous, la référence DB 2508, Galvanized Purple Orchid à gauche, et la référence DB 2509 Galvanized Dark Lilac à droite.

Ces deux couleurs s’intègrent dans un camaïeu du fuschia au violet aubergine: DB 425, DB 431, DB 2508, DB 2509, DB 464 (plus disponible sur Perles and Co)

Là encore je vous ferai des photos avec une bonne lumière, les références 2508 et 2509 sont plus claires que sur la photo.

La référence DB 2510: à avoir!

En un mot: le 2510 le seul « vrai » violet métallique de toute la série, qui ne tire ni sur le prune, si sur le magenta, ni sur le rose. Un violet, un vrai, c’est tout. Il ne fait partie d’aucun camaïeu, mais il va avec tout!

La référence DB 2502: pourquoi pas.

C’est un doublon de la référence DB 412, mais il s’agit d’une référence Duracoat, donc si vous chezchez un jaune métallique, choisissez la DB 2502 plutôt que la 412, elle sera plus solide (elles sont en plus au même prix, donc pas d’hésitation).

Les références 2505 et 2506: foncez!

Ce sont des couleurs qui manquaient vraiment dans la gamme métallique, et qui viennent compléter la référence 1844, qui était jusque là un peu isolée. La référence DB 2505 est plus claire que la DB 2506 qui tire un peu sur le turquoise.

C’est un vert qui tire sur le chewing gum vert Hollywood à la Chlorophylle pour ceux à qui ça parle 🙂

Les références 2511 et 2517: foncez!

Ce sont des bleus qui n’existaient pas encore dans la gamme métallisée et qui étaient attendus. Ils ne vont pour l’instant pas avec les autres bleus métallisés, qui tirent davantage sur le bleu vert et le turquoise.

Le bleu 2511 est un bleu « franc », qui ne tire ni sur le vert, ni sur le violet (à gauche). Le 2517 tire très légèrement sur le bleu gris type Moody blue ou bluejean.

Voilà pour ce premier tour d’horizon, qui vous sera j’espère utile.

Bonne soirée et à demain!

Premiers essais de tissage en 3D: la citrouille de Thread a Bead

Bonjour,

Je ne suis pas très présente en ce moment, mais je ne vous oublie pas 🙂

Aujourd’hui, je voulais vous présenter ma nouvelle lubie, le tissage 3D, et en particulier le peyote circulaire.

Je l’avais déjà testé auparavant, pour des pendentifs ou des sertissages, mais je voulais passer à la confection de petits objets.

Je suis donc allée regarder le site de Thread a Bead, la référence en la matière.

Je cherchais plus précisément une citrouille en 3 D, et j’ai donc choisi ce modèle.

Attention: si vous aussi vous souhaitez vous lancer, le tutoriel est en ANGLAIS.

Pas besoin de le parler couramment, les explications et photos sont très clairs.

Voici quelques indications pour vous y retrouver:

  • les couleurs sont indiquées au début et identifiées par des lettres.
  • il y a des pas à pas avec des photos pour les parties complexes, comme le couvercle de la boite ou les mains de la soricère.
  • le peyote circulaire obéit aux mêmes principes que le peyote: à chaque rang, vous comblez les espaces laissés entre les perles du rang précédent.
  • pour la citrouille ou le socle, ce sont des word chart, c’est à dire la liste des perles à enfiler rang par rang, sans photo ou schéma. Au départ, j’avais un peu peur de ne pas comprendre, et finalement c’est simple.

Voici comment déchiffrer le word chart:

Row: rang

Loop: cercle. Par exemple, « make a loop of 7 A »: faire un cercle avec 7 perles de la couleur A.

Enfiler 7 perles de la référence A, une par espace.
Enfiler deux perles de la référence A pour un seul espace.
Sauter un espace.

Par exemple, la créatrice vous demande en rang 1 de faire un cercle de 5 perles de la couleur N. Pour le rang 2, elle vous demande NN: 5. Cela veut dire que vous devez enfiler deux perles de la couleur N par deux perles, et combler 5 espaces.

Au rang 3, elle vous demandera par exemple d’enfiler 10 fois une perle de la couleur F.

A chaque rang, vous devez compléter les interstices laissés par les rangs précédents.

Une fois que le principe est compris, cela va très vite.

Voici mon premier essai, et une variante que j’ai tissée dans la foulée, avec d’autres couleurs.

J’essaie de vous préparer un tutoriel prochainement, sur un modèle « monstrueux » pour Halloween.

En attendant, si vous voulez en savoir plus sur le peyote circulaire, voici le lien vers la video de Perles and Co. Vous avez également un tutoriel chez Petit Bout de Chou HK.

Et vous, avez-vous déjà tenté le tissage peyote circulaire?

A très bientôt,

Prenez soin de vous!

Premier test résine.

Bonjour,

Il y a longtemps que je veux tester la résine pour rigidifier mes tissages. J’avais un peu peur de me lancer jusqu’ici, parce que je n’ai jamais utilisé ce produit.

Il y a quelques temps, je me suis enfin lancée, et j’ai testé une des résines proposées par le site Perles and Co.

Voici mon premier retour d’expérience.

1- Le matériel.

Pour me lancer, j’ai décidé de suivre ce tutoriel. En effet, au départ, je voulais fixer des tissages dans un cercle, comme sur le tutoriel en question.

J’ai donc commandé le matériel suivant (attention, la résine et la lampe sont relativement chers, c’est pourquoi je vais tester d’autres résines en comparaison).

  • résine UV LED de la marque Padico
  • tapis en silicone acheté à Cultura parce que je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’acheter en même temps que le reste, il est pourtant moins cher sur Perles and Co.
  • une lampe à UV LED
  • un pic à brochette avec une partie plate (je trouve que le cure-dent est moins pratique) pour étaler la résine.
  • des gants type gants chirurgicaux.
  • si vous voulez encadrer vos tissages et les couler dans de la résine, il vous faut des anneaux de montage relativement grands. J’en ai trouvé à Cultura (ici et ici).

A noter: la lampe et le tapis ne sont pas uniquement destinés à la résine; la lampe est également utilisée pour la pose de vernis semi permanent (c’est d’ailleurs sa fonction d’origine), et le tapis est également utilisé pour la FIMO. Si ça se trouve, vous avez déjà le matériel chez vous. Il est en tout cas réutilisable dans d’autres domaines.

2- Premier test: montage d’un tissage dans un anneau.

J’ai dans un premier temps moulé un de mes tissages dans un des anneaux de montage de 3,2 mm acheté à Cultura.

La résine est très facile à utiliser, l’embout est long et fin, ce qui permet de bien doser le produit.

Le produit en lui même n’est ni trop liquide, ni trop épais, et s’étale facilement.

Pour fixer ma fleur, j’ai posé mon anneau sur le tapis de silicone (n’oubliez pas le tapis de silicone, sinon ce sera la grosse galère!), appuyé sur le flacon de résine, jusqu’à ce que ce que liquide remplisse le cercle et que le tissage soit recouvert de résine.

J’ai ensuite passé le tissage 60 secondes sous la lampe, comme indiqué dans le tuto de Perles and Co.

Attention: ne travaillez pas en pleine lumière, car la résine risque de durcir plus vite. J’ai travaillé à mon bureau, près de la fenêtre (là où vous placez les plantes pour qu’elles reçoivent de la lumière mais pas le soleil direct), aux alentours de 18h00. Je me suis servie du contrejour pour vérifier que la résine était bien répartie.

Une fois la résine durcie (elle reste un peu chaude et poisseuse), j’ai retourné l’anneau et j’ai fait la même chose de l’autre côté.

J’ai ensuite posé le pendentif sur mon bureau, où je l’ai laissé sécher toute la nuit (attention à le poser sur une surface propre, sinon la poussière risque de coller à la résine. Faites sécher votre montage sur le tapis de silicone par exemple). Le matin, la résine était lisse et ne collait plus du tout.

Je vous mets une photo du résultat final ci-dessous.

Le positif: la résine est facile à utiliser, elle s’étale bien, et le résultat final forme un bel arrondi. Comme c’était ma première fois, je n’en ai pas mis tout à fait assez, il y a des zones près du bord où il manque de la résine.

Le négatif: je n’ai pas pu éviter les bulles d’air. Il va falloir que je m’entraine, ou bien il n’y a aucune solution pour éviter les bulles.

Bon à savoir: j’ai ajouté une couche de vernis hypoallergénique Isoclip sur l’une des faces pour tester, il s’est parfaitement étalé et rend la résine un peu plus brillante.

3- Deuxième test: rigidifier un tissage avec la résine.

Pour ce deuxième test, je me suis servie de tissages que je venais de terminer.

J’ai posé le premier tissage sur le tapis, j’ai mis une grosse goutte de résine sur le tissage, et je l’ai étalée avec la partie plate du pic à brochette. Je me suis servie du contrejour pour vérifier que le produit était réparti de façon uniforme, puis j’ai passé le tissage sous la lampe à UV pendant 60 secondes.

Premier problème: le tissage a légèrement gondolé, et les bords se sont relevés de 5 mm environ (il est devenu concave).

J’ai tout de même retourné mon tissage, et j’ai fait la même chose de l’autre côté, en me disant que peut être il gondolerait dans l’autre sens (en oubliant au passage que la première face était bien raidie).

Au final, le tissage est ressorti concave.

Deuxième problème: la première face enduite fait moins « propre » que la deuxième face, il y a davantage de bulles et les perles sont un peu moins visibles. Malheureusement pour moi, j’ai enduit en premier la face avant de mon tissage. Du coup, pour les essais suivants, j’ai commencé par enduire la face arrière de mon tissage, pour finir par la face avant.

Sur les essais suivants, j’ai également légèrement appuyé sur les bords du tissage pendant qu’il était sous la lampe, pour l’obliger à rester plat.

J’ai aussi enduit plus soigneusement les bords, en mettant la même quantité de résine que sur le centre, pour être sûre que le produit en se rétractant sous la lampe ne soulève pas les bords.

Les deux tissages sont ressortis plus plats que le premier.

Je les ai également posés tous les trois sur le tapis de silicone, que j’ai plié ensuite pour les recouvrir, et j’ai posé un dictionnaire un quart d’heure dessus. Cela a permis de les aplatir davantage.

J’aime beaucoup le résultat final: je trouve qu’il met en valeur les couleurs vives. Et j’adore le bruit qu’ils font entre eux, on dirait des jetons.

Quelques photos ci-dessous:

Voilà, c’est tout pour ce premier test. Il y a encore beaucoup de travail pour peaufiner la finition résine.

Je vais essayer le test de Nineykow, à retrouver ici sur sa page.

Vous pouvez retrouver les diagrammes des oranges sur ma boutique Etsy, et la fleur de frangipanier sur mon groupe privé Facebook Coeur Citron Diagrammes et Camaïeux.

N’hésitez pas à me faire un retour sur vos différents essais,

Bon dimanche!

Astuces pour dessiner facilement son dégradé, suite

Bonsoir,

Il y a quelques temps, j’ai rédigé un article pour partager avec vous certaines astuces pour dessiner vos propres dégradés.

Ce soir, je vous propose la suite.

Une fois que vous avez réparti vos couleurs comme conseillé dans l’article précédent, vous devez « affiner » votre répartition.

J’utilise le même poisson que celui de l’article précédent. Je laisse les couleurs contrastées pour que ce soit plus clair.

Sur ce poisson, il y aura cinq couleurs dans votre dégradé, le jaune pâle représentant la couleur la plus claire, la rouge la plus foncée du dégradé. J’ai utilisé les couleurs contrastées pour mieux visualiser la répartition de chaque couleur.

Ci dessous, je vous mets la version retravaillée avec les couleurs réparties comme je le souhaite.

La première partie de votre travail est terminée. Cependant, si vous souhaitez avoir un résultat harmonieux, vous ne pouvez pas en rester là.

Pour que les couleurs se fondent réellement entre elles (à part si vos couleurs sont vraiment très très proches en teinte), et pour qu’on ait vraiment l’impression d’un dégradé, vous devez casser l’effet « couches » ou strates de votre répartition des couleurs.

Je vous propose deux solutions pour casser l’effet stratifié des couleurs.

1- Ajoutez des points d’une couleur différente de celle de votre couche.

Par exemple, sur le poisson, votre couleur la plus foncée est le rouge. Quand vous passez à la partie violette, ajoutez quelques points rouges. Quand vous passez à la partie jaune, mettez quelques points de violet, et ainsi de suite. Vous pouvez également mettre quelques points de la couleur la plus claire dans la couleur plus foncée à côté d’elle. Cela permet de rendre plus floues les limites entre les couleurs.

Je vous montre quelques exemples de modèles pour lesquels j’ai utilisé cette technique.

Une solution alternative est de rajouter des points blancs, par exemple si vous faites un ciel d’hiver avec un dégradé de bleu, ajoutez de la neige pour harmoniser le dégradé.

J’en ai également mis sur mes discus.

2- Ajouter des rayures, des tâches.

C’est la solution idéale pour les insectes et les félins.

Quand je dessine un insecte, ou un tigre, je dessine d’abord la forme générale, puis le dégradé de couleurs, en couches comme le poisson. Ensuite j’ajoute les rayures, les tâches et autres. Le motif noir est suffisamment imposant pour garder le dégradé en couches, sans avoir besoin de rajouter de points de couleurs.

Je vous mets quelques exemples ci dessous.

Voilà, j’espère que cet article vous aura été utile! Bonne soirée 🙂

Parution du livre Le Brickstitch 2: à vos marques…

Bonjour,

Tout petit article aussi pour vous dire que le deuxième volume du livre Le Brickstitch 2 sort le 21 août 2020.

Il est d’ores et déjà disponible en pré commande sur les sites de la FNAC et Amazon.

Nous avons hâte de vous montrer le contenu.

Pour vous faire patienter, voici la couverture du livre.

Bonne journée, bonnes vacances, et bon courage à ceux qui travaillent!

Astuce pour dessiner facilement son propre dégradé

Bonsoir,

Une astuce rapide ce soir, suite à une question de Béatrice sur les dégradés.

Cette astuce s’adresse à celles qui dessinent sur BeadTool.

Comme vous avez sans doute pu le constater, la représentation des couleurs sur BeadTool 4 pose plusieurs problèmes: tout d’abord, les couleurs ne sont pas toujours réalistes. Vous dessinez un modèle dont les couleurs vous paraissent magnifiques sur le logiciel, et quand vous commencez à tisser avec les couleurs en question, votre modèle ne ressemble pas du tout à ce que vous souhaitiez.

Deuxième problème: certaines teintes sont très proches, et quasi impossibles à distinguer sur votre écran (comme par exemple les références de jaune DB 721 et DB 751, bonne chance pour voir où vous placez vos couleurs sur votre dessin!).

Pour dessiner un joli dégradé, il faut respecter deux étapes: une étape sur le logiciel au moment du dessin, pour répartir les couleurs de façon harmonieuse, puis une étape « physique » qui implique de bien choisir les couleurs dans votre palette.

Ce soir, je vous montre comment répartir les couleurs sur votre dessin sans vous martyriser les yeux.

La solution est toute simple: pour répartir les couleurs de votre dégradé, prenez des couleurs fantaisistes et surtout qui contrastent, comme sur le dessin ci-dessous.

Je sais ce que vous vous dites: bon sang qu’il est laid! Ce n’est que le brouillon de travail 🙂

L’utilisation des couleurs vives et contrastées me permet de me rendre compte par exemple que la partie jaune et la partie verte sont à travailler: la partie jaune ne respecte pas l’arrondi du poisson.

Je peux aussi voir qu’il y a une harmonisation à faire en bas au niveau du violet et du rouge.

Enfin pour les poissons, j’utilise toujours une couleur différente pour les nageoires, afin de voir si elles épousent bien la forme du corps du poisson, et si le corps du poisson a une forme harmonieuse.

Une fois ce travail réalisé, vous pouvez passer à la phase suivante, que je vous expliquerai demain 🙂

Bonne soirée!

Parution du magazine des Perles Addict numéro 1: juin 2020

Bonjour,

Je suis ravie de vous annoncer la parution du premier volume du magazine des Perles Addict, en collaboration avec Lili Azalée et le Bazar de Milipuce, et parrainé par Mamzelle Lulu.

Nous vous proposons 16 diagrammes inédits, un tutoriel, un nuancier de couleurs, un coloriage magique, une interview exclusive de la créatrice l’Etabli de Khepri, et bien d’autres choses encore.

Le magazine est disponible sur nos trois boutiques Etsy. Avant de l’acheter, tentez votre chance sur Instagram, nous vous proposons un concours pour le gagner.

Nous espérons que ce magazine vous plaira!

Bonne journée, et à bientôt pour le volume suivant!

Retour d’expérience sur la rigidification des tissages.

Bonjour,

Aujourd’hui un article que je vais diviser en deux, sur la rigidification des tissages.

Comme vous le savez, une fois que vous avez terminé votre tissage, celui reste souple. Vous devez le rigidifier, si vous souhaitez le porter en broche, en collier, ou le monter en porte-clé par exemple.

Je vais commencer par faire un petit tour d’horizon des différentes méthodes de rigidification que j’ai pu utiliser, et vous montrer leur évolution dans le temps. Vous allez voir, certaines de mes broches ont mal vieilli.

 

1- La rigidification avec de la colle Hasulith:

C’est la première méthode que j’ai utilisée, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est décevante et que le tissage vieillit mal.

La broche ci-dessous a été rigidifiée avec de la colle Hasulith:

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En séchant, le vernis s’est rétracté, courbant le tissage. Les perles sont rigides, et la moindre manipulation pour redresser le tissage le casse.

J’ai été obligée de jeter la plupart des broches rigidifiées de cette manière.

La colle Hasulith est donc à éviter si vous voulez que vos broches durent dans le temps.

 

2- La rigidification avec le vernis Décopatch.

C’est la solution conseillée par Etoiles Pistache. Je l’ai utilisée et conseillée ici pendant longtemps.

Je la trouve toujours efficace mais elle demande de la rigueur et les résultats sont aléatoires.

Premier problème: l’application.

Un des inconvénients est que le fournisseur a cessé de fabriquer la version hypoallergénique, et je trouve que le vernis colle standard est légèrement plus liquide.

L’application du vernis est assez exigeante: vous devez en mettre une très petite quantité à la première application. Si vous en mettez un peu trop, le liquide traverse votre tissage et les perles de devant se trouvent elles aussi couvertes de produit.

Il faut également utiliser un pinceau spécifique, qui même bien rincé, se rigidifie rapidement. Vous devrez donc changer de pinceau régulièrement.

Une fois la première couche appliquée, vous devez en remettre une deuxième au bout d’un quart d’heure environ.

Ensuite, je vous conseille fortement de laisser votre tissage sécher sous un dictionnaire pendant au moins 12 heures si vous voulez être sûr du résultat.

Il vous faut donc du temps, de la patience, et le bon matériel.

Deuxième problème: le vieillissement du vernis.

Globalement, mes tissages vieillissent mieux quand ils sont enduits de Décopatch que quand ils sont enduits de colle Hasulith.

Par contre, certaines zones étroites ont tendance à se ramollir, comme sur la broche ci dessous.

 La zone au niveau de la queue a tendance à bouger. C’est gênant quand je le porte sur un gilet ou une veste, avec le mouvement de mes bras, il se retrouve plié en deux.

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C’est encore plus flagrant et gênant sur certains modèles comme les fleurs, dont les tiges sont fines.

J’ai trouvé une solution peu élégante mais plutôt efficace: je mets une pointe de colle Hasulith à l’endroit où le tissage plie.

Comme la zone est déjà vernie, le tissage ne gondole pas comme quand vous placez la colle directement sur le tissage.

Voici un exemple ci-dessous avec la feuille de mon abricot que j’ai dû renforcer.

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3- La rigidification avec du tissu.

C’est une méthode que j’ai employée au début, et que j’ai un peu laissée tomber parce que je la trouvais fastidieuse.

En regardant dans mon tiroir pour vérifier l’état de mes broches, je me suis rendue compte que le tissage rigidifié avec du tissu avait plutôt bien vieilli.

A l’époque, j’ai voulu laisser dépasser un peu de tissu doré pour faire comme un encadrement.

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J’ai fixé le tissu au tissage avec de la colle Hasulith. Je vous ferai un tutoriel dans l’article suivant pour vous montrer comment j’ai fait.

La broche s’est très légèrement courbée (sans doute l’effet Hasulith), je vais tester en vernissant le tissage avant de le coller au tissu, comme le conseille Le bazar de Minipouce.

 

4- Les méthodes que je n’ai pas encore essayées.

Le simili cuir: Lili Azalée a consacré un passage de notre prochain livre à ce sujet, je testerai.

D’autres vernis: Alexia de Générations Perles recommande le diamond glaze. J’ai également vu passer une référence au vernis colle de la marque Cléopâtre.

La résine: Nineykow et BeadCrumbsHawai s’en servent, Nineykow utilise de la résine UV.

Ça fait longtemps que je veux essayer, je n’ai pas encore osé.

La feutrine: Kaamille14 s’en sert pour rigidifier ses broches. J’ai essayé une fois, mais je trouve que la feutrine a tendance à se gorger de colle, je réessaierai, en en mettant moins.

Bilan des courses:

  • Évitez la colle Hasulith, sauf pour quelques zones spécifiques de vos tissages.
  • Pour vos broches: utilisez du tissu ou de la feutrine pour les rigidifier, et éviter que les parties fines (queues des oiseaux, tiges des fleurs) ne plient quand vous bougez les bras.
  • Pour les boucles d’oreilles et les pendentifs, conservez le vernis Décopatch en fine couche: avec la pesanteur, les tissages se déforment moins que quand vous les utilisez comme broches.
  • A tester: pour les portes-clés, marques pages, bijoux  de sac: la résine.

Voilà, j’espère que cet article vous aura été utile.

Ci-dessous, les liens pour retrouver les diagrammes des tissages s’ils vous intéressent:

Bonne journée!

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