Quelles finitions de Miyuki utiliser quand on débute?

Bonjour,

L’article d’aujourd’hui s’adresse à ceux et celles qui débutent dans le tissage, ou qui ont des difficultés à tisser, l’objectif étant bien sûr de leur faciliter la vie.

Il existe plus de 2000 références de Miyuki, et ces références se classent par finitions: certaines sont mates, d’autres transparentes, il y a des métallisées, des irisées, des semi-opaques…

Vous pouvez également consulter un de mes anciens articles ici pour davantage d’informations sur les finitions.

Ce qu’il est important de savoir, c’est que leur finition les rend plus ou moins faciles à tisser.

Voici donc les finitions à privilégier quand vous débutez, et celles à éviter.

1- Les perles les plus faciles à tisser.

Les perles les plus faciles à tisser sont tout d’abord les perles métalliques (Duracoat ou non) parce que ce sont les plus lourdes. Elles glissent plus facilement sur le fil, et sont faciles à aligner.

Les perles opaques brillantes finition Duracoat sont tout aussi faciles à enfiler (les perles opaques brillantes non Duracoat sont un peu plus légères et moins faciles à manipuler).

Duracoat signifie qu’elles ont bénéficié d’un traitement spécial et leur couleur tiendra mieux sur le temps. Elles sont également légèrement plus lourdes et mieux calibrées  que les perles standard. Tout comme les métalliques, elles sont plus faciles à faire glisser et à aligner.

Voici un exemple de perle opaque brillante Duracoat:

opaque.PNG

Sur le site de Perles and Co, vous trouverez un onglet spécialement réservé aux Miyuki Duracoat:

duracoat.PNG

Enfin, les perles Silver Lined (alabaster ou non) sont elles aussi à privilégier: le centre de la perle est métallique, et elles sont également plus lourdes, donc plus faciles à enfiler. Elles peuvent être Duracoat ou non, dans les deux cas elles restent faciles à utiliser.

Voici un exemple de Silver Lined:

silver lined.PNG

En résumé, quand vous débutez, utilisez:

– des perles métalliques (Duracoat ou non)

– des perles opaques brillantes Duracoat.

– des perles silver lined (Duracoat ou non)

Les perles opaques brillantes standard, comme les transparentes brillantes, restent elles aussi faciles à utiliser, même si elles sont légèrement moins bien que celles citées au dessus.

2- Les perles à éviter quand on débute.

Les débutants doivent éviter les Silk Satin (beaucoup de tisseuses expérimentées refusent de s’en servir).

Ce sont des perles tranchantes, et très irrégulières: il n’est pas rare de trouver différentes largeurs dans un même paquet. Par ailleurs elles accrochent le fil et sont difficiles à enfiler. Enfin, elles se cassent facilement.

A éviter absolument quand on débute, c’est un coup à se dégoûter du tissage.

silk satin.PNG

Évitez également les mates opaques et les mates ou semi mates transparentes, ainsi que les glazed mates quand vous êtes débutant.

Les perles mates ont une consistance légèrement crayeuse qui rend le tissage un peu plus difficile: les perles s’alignent moins bien.

Elles sont par contre beaucoup moins difficiles à utiliser que les silk satin, et vous pourrez facilement vous en servir quand vous serez un peu plus expérimentés.

Voici des exemples ci-dessous, avec dans l’ordre une perle: mate opaque, semi mate transparente, mate glazed.

mate opaque.PNGsemi mate.PNGglazed.PNG

Voilà, j’espère que cet article vous sera utile,

Et bonne journée 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma botte secrète: la référence DB 202

Bonjour à tous et à toutes,

Cela fait plusieurs semaines que je veux écrire cet article, et je ne prends jamais le temps. Aujourd’hui, j’ai vu une publication sur le groupe Perles Miyukis qui me l’a remis en tête.

Je vais donc vous parler de la référence DB 202, une couleur qui est certes jolie, mais ne parait pas extraordinaire quand on la regarde.

J’ai découvert au fur et à mesure de mes tissages que cette référence est en fait un véritable « couteau suisse ».

La référence DB 202 est un blanc brillant irisé. Il est très proche visuellement du DB 201, qui est un blanc très brillant (blanc perles).

Ci dessous la 202 en gros plan:

miyuki 202.PNG

Mais parce que la 202 est irisée (comprenez arc en ciel), elle se marie parfaitement avec toute une série de couleurs.

Elle est votre chainon manquant entre le blanc et d’autres références claires comme le opaque lemon, le gris très clair ou encore le beige, qui vous permettra de faire des camaïeux très subtils.

Voici quelques exemples d’utilisation de la DB 202: j’ai mis la licorne en premier car l’aspect irisé est particulièrement visible.

Sur l’ours, la DB 202 est utilisée pour créer le dégradé du blanc (DB 200) au beige.

Sur le cacatoès, je me suis servi de la 202 pour partir vers les nuances jaunes et grises.

Sur le lama, la 202 permet de faire la jonction entre le gris et le beige.

licorne.PNG

ours coeur citron.PNG

cacatoès coeur citron orange.PNG

lama.PNG

Attention:

  • la référence DB 201 ne produit pas le même effet. Vous serez déçus par le résultat.
  • ne mélangez pas un beige clair brillant comme la 203 et la DB 202: vous ne verrez aucune différence (sur l’ours, j’ai alterné beige brillant et DB 202: bonne chance pour voir la différence. Par contre, si vous utilisez la 203 pour faire un camaïeu avec un gris ou un jaune, ça ne fonctionnera pas aussi bien qu’avec la 202, plus polyvalente.
  • si vous voulez faire contraster votre DB 202 avec un beige, utilisez un beige mat.

A vous de jouer: je n’ai pas encore testé avec un bleu très clair, ou un vert mint, ça peut être sympa aussi!

Bon tissage et bonne journée 🙂

Les couleurs qu’on aimerait voir en Miyuki.

Bonjour à toutes et à tous,

Il y a quelques temps, j’ai demandé via plusieurs groupes quelles étaient les couleurs qui manquaient aux références de Miyuki proposées actuellement.

L’objectif est d’écrire à l’entreprise Miyuki directement afin de lui demander de produire ces couleurs (on ne sait jamais, ils peuvent accepter).

J’ai fait une liste des couleurs qui m’ont été données, n’hésitez pas à faire des propositions via le blog ou la page Facebook afin de me suggérer d’autres couleurs.

En attendant, je vous souhaite une belle journée 🙂

 

 

Couleurs de peaux, couleurs de cheveux en Miyuki: la mise à jour.

Bonjour,

Il y a près de deux ans déjà, j’ai rédigé un article sur les différentes références utilisables pour représenter la peau ou les cheveux en Miyuki.

Il est temps de mettre à jour cet article, car d’une part j’ai davantage de références couleurs qu’à l’époque, et d’autre part, Miyuki a eu la bonne idée de produire de nouvelles références couleurs 🙂 Je me servirai des kokeshis pour donner des exemples, car elles vous permettront facilement de visualiser les couleurs dont je parle.

La liste n’est toujours pas exhaustive, car il me manque sans doute encore des références couleurs.

Voici déjà de quoi vous aider.

1- Les couleurs de peau.

Je choisis autant que possible des références mates opaques (tout comme dans la vie normale, je préfère avoir le teint mat que brillant 😀 )

    – La DB 354 pour les peaux européennes/blanches (couleur chair): c’est LA référence à avoir. Vous avez son équivalent en brillant, la DB 1492, que j’aime moins. Référence utilisée pour Belle, Blanche-Neige, Cendrillon etc…)

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exemple 354.PNG

  – La DB 353 pour les peaux asiatiques: la couleur ne tire pas du tout sur le rosé, contrairement au DB 354, sans être pour autant totalement beige (malgré son nom), elle est parfaite (couleur utilisée pour Mulan).

DB 353.PNG

exemple 353.PNG

 

– Les peaux mates et dorées, Afrique du Nord/ Extrême-Orient… (Esmeralda, Jasmine): la DB 389. Une pure merveille cette couleur.

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exemple 389.PNG

– Peaux océaniques, îles:  une référence brillante cette fois: la DB 2107 (Moana).

2107.PNG

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  – Les peaux cuivrées (Amérique du Sud, Indiens d’Amérique, Cuba: la DB 2287. (Pocahontas). Attention, la couleur tire davantage sur le rouge en réalité.

DB 2287.PNG

exemple 2287.PNG

   – Les peaux noires cuivrées: la DB 2120. C’est un marron rouge qui donne un aspect gourmand et velouté à la peau (Tiana)

2120.PNG

exemple 2120.PNG

– Les peaux noires d’Afrique Centrale: j’utilise la DB 734 (la couleur est plus jolie que sur la photo, c’est un marron chocolat, comme les plaques de chocolat pâtissier Nestlé).

Navrée pour la photo de l’exemple, je n’en ai pas de meilleure pour l’instant, mais je compte y remédier!

DB 734.PNG

exemple 734.PNG

 

2- Les couleurs de cheveux.

Voici quelques couleurs que vous pouvez utiliser:

   – Le blond platine (la Reine des Neiges). Pour qu’il contraste efficacement avec la peau (DB 354), utilisez en priorité un blanc cassé, comme la DB 202 (je lui consacrerai un article, cette référence est multi fonction).

202.PNG

exemple 202.PNG

Le blond clair (Alice): le 2101, vous pouvez également vous en servir pour les mèches.

2101.PNG

exemple 2101.PNG

Le blond miel (Cendrillon): la DB 2102 contraste bien avec la peau, et donne un blond très Disney.

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cendrillon

Le blond foncé (la Belle au Bois Dormant): la 2106: il forme un très joli contraste avec la peau. C’est la couleur de cheveux de la poupée de droite. Effet garanti (n’oubliez pas que les miyuki, selon les couleurs à côté desquelles vous les placez, changent de teinte: la 2106, couleur moutarde, s’adoucit à côté d’une couleur pastel, et passe très bien pour un blond).

2106.PNG

exemple 354

   – Le roux (Rebelle) : pour l’instant, le seul que je trouve efficace est le DB 795. (Il est plus brique que sur la photo. Les roux plus orange sont transparents ou silver lined, ce qui ne convient pas aux cheveux. Je ne désespère pas de trouver un roux plus cuivré et plus proche de la couleur des cheveux d’Anna.

795.PNG

exemple 2287

La référence cuivrée que j’ai pu trouver:  DB 681

681.PNG

   – Les châtains/roux et châtains: il y en a une plusieurs, et davantage depuis que les glazed sont sorties (Belle, 2287)

En vrac, du plus clair au plus foncé: DB 2108, DB 2287, DB 794

exemple 2287 2.PNG

   – Les cheveux bruns: vous pouvez tout à fait utiliser les couleurs précédemment utilisées pour les peaux noires: DB 2120 et DB 734 (pour l’exemple, 2120)

2120 exemple.PNG

   – Les cheveux noirs africains: utilisez bien sûr la DB 10 (noir brillant), auquel vous pouvez rajouter des mèches en DB 734 (marron foncé), pour donner des reflets marron aux cheveux.

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   – Les cheveux noirs asiatiques et océaniques: ils sont plus foncés que les cheveux noirs des Africains, et ont un reflet légèrement bleuté.

Pour ma part, pour les mèches, j’ajoute un violet mat, ou violet/bleu, foncé également: les DB 1054 et DB 135.

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Et voilà, j’essaierai de mettre les blush à jour.

Pour les couleurs de rouge à lèvre, je vous laisse vous référer à mon article précédent 🙂

En espérant que cet article vous sera utile, je vous souhaite un bel après-midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les défis créatifs: dans quel but les organiser, ou pourquoi il est nécessaire de mettre les choses au clair.

Bonsoir à tous et à toutes,

Ce soir un article un peu « réactif » mais qui me semble nécessaire. Il peut vous sembler un peu long mais j’éprouve le besoin de faire le point sur les défis et ce qu’ils représentent pour moi.

Depuis février 2017, j’ai relancé les défis créatifs dans le milieu des perles (je dis bien relancé, et pas lancé).

Il convient de rappeler que ces défis créatifs existent depuis le lancement des réseaux sociaux, et que je n’ai bien sûr rien inventé, comme les autres avant moi.

Cet article contient trois parties: les défis que j’ai organisés, de quelle façon j’ai été accueillie en débutant moi-même sur un défi, et enfin pourquoi j’ai relancé ces défis.

1– Le premier défi a été organisé sur un coup de tête, suite à une visite au zoo. C’était le défi Dessinemoidesplumes.

dessinemoidesplumes.PNG

Ce défi a donné des résultats au delà de mes espérances: il y a eu de nombreuses participations, avec de vraies merveilles.

A l’époque, j’avais été tellement épatée par les participations, que j’ai récompensé les trois gagnantes tirées au sort par trois bons d’achats de 10 euros chez Perles and Co, de ma poche, et j’avais réussi à obtenir un bon d’achat chez Perles and Co que j’ai offert en message privé à toutes les gagnantes.

plumes 1.PNG

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Dans la foulée m’est venue l’idée d’impliquer davantage Perles and Co, et je leur ai alors proposé un partenariat, qu’ils ont accepté. J’ai embrigadé ma copine Lili Azalée et nous avons choisi le thème de la mer. Ce défi a été une réussite, encore plus que le précédent.

A chaque fois, j’ai essayé de poster toutes les créations sur le blog, en mettant le lien intégré dans chaque photo pour renvoyer vers le compte concerné et en rajoutant le nom de la personne sur la photo, afin que cela reste traçable en passant sur Pinterest (ça représente des heures de boulot)

dessinemoilamer.PNG

Karen de Mon Petit Bazar m’a alors proposé d’organiser un autre défi sur le thème tropical, ce que j’ai accepté.

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A la fin de ce défi, Teaforyoubijoux et Petit Bout de Chou HK ont lancé un défi similaire, avec le même partenariat et une affiche identique. J’avoue qu’à l’époque j’ai vu rouge et que je ne me suis pas privée de contacter Teaforyou en privé. En l’occurrence, je me moquais bien qu’on reprenne les défis, mais étant donné que j’avais créé moi même le format de l’affiche et le partenariat avec Perles and Co, j’aurais apprécié qu’on me prévienne avant de récupérer la formule. Elise et Estelle ne seront pas surprises de lire ces lignes puisqu’à l’époque je leur avais dit la même chose.

Un peu fatiguée de cette course au défi, j’ai alors fait une pause. J’ai décidé de relancer les défis suite à une commande, puis en tombant en admiration devant cette création de Maellinet:

pinupmiyuki.PNG

maellinet2.png

Je lui ai alors proposé un défi sur le thème de la mode, ce qu’elle a accepté. Nous avons été rejointe par Lollipuce, et l’objectif était de proposer des créations mixant plusieurs matières.

dessinonslamode.PNG

Il y a eu également le défi licorne et le défi flamant rose, pour montrer qu’on peut dessiner des dizaines de fois sur le même sujet sans que les créations se ressemblent. Ces défis ont été initialement lancés sur mon groupe Facebook afin d’aider les filles à se lancer.

Et enfin, le dernier en date, sur une idée d’Aurélie, suite à une proposition de Perles and Co au CSF en novembre 2017:

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Vous pouvez consulter les différentes participations aux défis dans la rubrique qui leur est consacrée sur ce blog.

Pourquoi ce long résumé? Et pourquoi relancer les défis?

2– Tout d’abord parce que j’ai moi-même débuté sur un défi créatif. A l’époque, je ne savais rien d’Instagram, et j’ai créé mon compte spécialement pour y participer. Je ne connaissais presque aucune créatrice et je les ai découvertes peu à peu via leurs commentaires sous mes photos.

A l’époque, j’ai proposé trois participations: une sucette, un mojito et une fraise ouverte.

J’ai été assez déçue que je ne recevais aucun commentaire de l’organisatrice. Pire encore, quand les participations ont été publiées sur son compte, il n’y en a qu’une des miennes qui a été montrée, et pire encore, sans mon nom. Sur la photo, il y avait le nom de toutes les participantes qui étaient republiées, sauf le mien. Cela m’a déçue mais j’ai continué mes propres dessins.

Un peu moins de deux mois après la création de mon compte, j’ai reçu ceci de la personne en question (que vous aurez bien sûr reconnue en cherchant un peu): vous n’avez qu’une partie d’une message car depuis cette personne m’a bloquée (et non l’inverse, comme elle a pu le dire).

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Ma réponse, vous l’avez en partie, mais en substance, vous en comprenez le contenu.

J’ai été profondément choquée à l’époque par la condescendance et le mépris profond du message, surtout d’une personne qui avait l’air si bienveillante en apparence. Je l’avais citée systématiquement, contactée pour la citer sur mon blog, sans aucun retour. Bref, je suis tombée de haut, d’autant plus que mes créations à l’époque où elle m’a contactée, c’était ça:

Les tissages qui semblaient poser problème étaient ceux-ci:

Pour le citron, j’avais cité l’inspiration, mais j’ai commis l’impair de mettre le diagramme en ligne gratuitement en écrivant Tous droits réservés Coeur Citron (c’est sûr, je me suis énervée sur certaines pour moins que ça, et ce n’est pas de l’ironie). Pour le mojito, j’avoue que je n’ai toujours pas compris.

Mais ce qui m’a choquée, c’est l’insinuation dans les propos, comme si j’étais incapable de créer quoi que ce soit sans copier. Or j’avais quand même passé quelques heures à dessiner le lion, les femmes au chapeau, et même la Louboutin, sans parler de la libellule,  et ça toute seule comme une grande, et je ne voyais pas bien en quoi nos comptes se ressemblaient (enfin surtout, en quoi mon compte ressemblait au sien).

Bref, vous n’en serez pas étonnés, je l’ai envoyée bouler, ce qu’elle n’a pas apprécié, et elle m’a bloquée. J’ai continué mon petit bonhomme de chemin, et j’ai été fort occupée à me bagarrer contre les gros comptes à copie qui ont commencé à me piller, comme ils le faisaient avec les autres créatrices.

Ce n’est que quelques mois plus tard, en me liant avec d’autres créatrices, que j’ai découvert que je n’étais pas la seule à avoir reçu ce genre de message: quelques créatrices arrivées en même temps que moi ou un peu avant ont également reçu des messages du même type, voire même plus crus: « manque à gagner », « il n’y a pas de la place pour tout le monde », et j’en passe.

C’est alors que j’ai relancé les défis créatifs.

3-  Pour quelle raison? Pour leur rendre leur but initial, c’est à dire encourager les gens à se lancer et créer une émulation entre créatrices. Vous allez peut-être penser que je veux avoir l’air chevaleresque, mais c’est la vérité.

Les défis n’ont de sens que s’ils aident à construire une communauté. Ils ne sont pas là pour réunir tout le monde autour d’un unique égo boursoufflé, à l’image du dernier défi qui vient d’être lancé.

Contrairement à ce qui a pu être insinué, je n’organise pas les défis pour me mettre au centre de l’attention: je n’en ai rien à faire d’être la chef de la tribu ou la reine des perles. Je dirais même que je m’en fous royalement. J’ai à chaque fois demandé à d’autres créatrices de m’accompagner, non pour me servir de faire valoir, ou pour leur refiler tout le travail, mais pour faire profiter tout le monde de la publicité générée par ce type de défi.

Ce qui me motive, comme quand je faisais de la musique, c’est de faire partie d’un tout, et de faire du bien autant qu’on m’en fait. Je ne suis pas une sainte, car moi aussi j’en tire quelque chose: le sentiment d’être utile. Je ne carbure qu’à ça (non je ne travaille pas à la Caisse d’Épargne).

Ce blog est au service de toutes les créatrices de ce milieu, qui j’espère se sentent mises en valeur et aidées.

Je continuerai à promouvoir et à encourager toutes les filles qui souhaitent se lancer. Elles sont les bienvenues sur mon groupe Facebook, où j’ai déjà partagé un grand nombre de mes astuces, dans le but d’aider et d’encourager les autres. J’espère qu’elles se sentent mieux accueillies que je ne l’ai été. Je partagerai également sur mon compte Instagram mes coups de cœur, et je poursuivrai l’annuaire des créatrices.

Pour le prochain défi, je transmettrai mes contacts et mes astuces à trois créatrices, dont deux nouvelles, afin qu’elles puissent à leur tour faire vivre cette communauté.

Quant aux accusations délirantes de copie me concernant, je n’y ai pas répondu jusqu’à présent, et je n’y répondrai pas: il me semble qu’il faut arrêter de vous prendre pour des imbéciles et vous laisser juger par vous-mêmes.

Pour ma part, je m’attends à une énième crise d’hystérie et à des représailles, voire de calomnies, mais cela m’est égal. J’en ai assez de cette ambiance mesquine et de ces insinuations frelatées (oui j’aime ce mot, il y l’odeur avec). J’ai dit ce que j’avais à dire parce que cela fait deux ans que cela me pèse, et cette ambiance de cours de récré me fatigue. Je vais simplement laisser les enfants barboter dans leur mare maintenant que l’abcès est vidé.

Je continuerai ma route tranquillement, en continuant à me faire plaisir, en abordant les thèmes qui me plaisent comme j’en ai envie, et en continuant à m’émerveiller sur vos créations, qui je l’espère seront de plus en plus nombreuses.

Merci également à Karen de Mon Petit Bazar, Clapiottes et Loupiottes, Etoiles Pistache, les « pionnières » qui m’ont elles bien accueillies à l’époque. Leur bienveillance m’ont aidée à continuer.

J’aurais bien conclu cet article par un « alors merde et puis c’est tout », mais ce ne serait pas sympa pour les gens qui me lisent.

Je conclurai plutôt par un: bonne soirée, et toujours à votre service.

Emilie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les couleurs gourmandes en Miyuki.

Rebonsoir,

Depuis quelques temps, j’ai une idée qui me trotte dans la tête, et elle a été réactivée par une conversation avec Manon, sur le groupe Facebook Perles Miyuki.

Certaines couleurs de Miyuki évoquent très clairement par leur texture ou leur couleur, ou les deux, des produits que nous connaissons (aliment, produits beauté…).

En voici quelques unes:

LE DB 2106 ou bonbon Batna:

 

Le DB 778 ou chair de pastèque:

 

 

 

Le DB 162 ou cerise juteuse:

Le DB 2123 ou argile verte:

 

Le DB 2103 ou orange de Floride:

 

Le DB 727 ou rouge Louboutin:

Voilà pour ce soir, il y en aura d’autres rapidement 🙂

Bonne soirée!

 

Made in China

Bonjour,

Il me semble important d’aborder le sujet du Made in China aujourd’hui.

Les miyuki sont à la mode, les grosses entreprises et éditions l’ont bien compris.

Récemment, plusieurs de mes camarades créatrices sont tombées sur des kits brickstitch vendus par des éditions assez connues, avec leurs modèles protégés, mais sans leur autorisation.

Il y a quelques mois, Karen de Mon Petit Bazar est également tombée sur la production en série de certains de ses motifs protégés, vendus par une chaine dans un grand nombre de magasins. Le grossiste a admis se fournir en Chine. Les produits ont depuis été retirés (normalement).

les cleias.PNG

Tous ces tissages sont vendus à des prix défiant toute concurrence: 14 euros le bracelet, 8 euros la broche fraise, 3 euros le bracelet renard…

Évidemment, on peut légitimement se demander comment ces entreprises et boutiques peuvent proposer des prix aussi bas, étant donné que la matière première est chère, et que le tissage est long (donc main d’œuvre chère).

La réponse est simple: made in China. Vous trouverez des tissages produits par centaine voire par milliers (la plume de Lili Azalée, en 20 000 exemplaires).

Premier problème: les artisans locaux peuvent se rhabiller face à la production de masse, ils n’auront aucune chance, les prix sont trop bas.

Voici quelques exemples:

chats.PNG

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oiseau 2.PNG

Pas très sympa de casser les prix comme ça. Les créatrices en France, ça ne manque pas, et on aurait pu attendre d’une entreprise qui fait d’aussi beaux bijoux qu’elle fasse appel à elles (et non je ne parle pas de moi, car je ne réalise pas ce genre de petits tissages).

Deuxième problème, plus grave celui ci: la plupart des motifs vendus sur Ali Express sont des motifs protégés. Ali Express vend de la contrefaçon.

Quelques exemples:

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Pour certains de ces modèles, ils ont été publiés soit dans une revue, soit dans un livre, et sont donc protégés par les services juridiques des éditions concernées.

Le problème, c’est que les entreprises achètent en masse les produits Ali Express et les revendent, sans même savoir que ces produits sont de la contrefaçon. Elles sont obligées ensuite de passer un accord avec la créatrice originale, quand elle tombe sur son produit mis en vente sans son autorisation.

J’espère sincèrement, pour le bien de tous, que ces entreprises cesseront d’acheter en Chine et privilégieront la qualité et l’éthique, plutôt que la vente à tout prix (on peut toujours rêver).

Je vous souhaite une bonne fin de journée.

 

 

 

Oh rage, oh désespoir, oh bidoche ennemie (pardon Corneille).

Bonjour mesdames, (et peut-être messieurs),

Aujourd’hui j’aborde un sujet qui fâche et qui est lié aux perles et surtout aux heures de tissage: la prise de masse graisseuse et les douleurs musculaires.

Depuis quelques temps (trois ou quatre mois), je tisse sur le fauteuil POANG de la maison.

Le POANG c’est ça:

poang.PNG

Il est certes très confortable, mais il a l’inconvénient d’arrondir les lombaires et de faire ressortir le ventre, si petit soit-il. J’ai essayé de tisser le dos droit sur un tabouret, mais ça devient rapidement très inconfortable.

Et là, je viens de découvrir avec horreur (et désespoir) que cette posture commençait à créer lentement mais sûrement une brioche, une bouée, un coussin à eau, de la bidoche, bref vous avez compris: du ventre.

A croire que le fait d’arrondir le dos de cette façon envoie toute la graisse dans la région abdominale. En dehors de toutes considérations esthétiques, c’est surtout qu’il me gêne dans mes pantalons et ce n’est vraiment pas agréable.

Sans oublier les douleurs dans les bras, les épaules, le dos etc…

Bref, pour toutes celles qui se sentent concernées par ce problème, et qui culpabilisent quand elles tissent parce qu’elles restent trop longtemps assises, je vous propose quelques exercices tirés des années bénies où je m’entrainais 5 à 6 heures par semaine (les années AV EN, comprenez les Années Avant Enfants).

L’idée, c’est de continuer à consacrer du temps au tissage, tout en gardant en tête deux trois exercices qui permettent de garder un corps en état de marche.

Pour celles qui vont en salle de sport: deux mots: vélo elliptique. C’est plus complet que le tapis de course ou que le vélo et c’est redoutable sur la région de la bouée et des fessiers.

Si vous avez un peu de temps à consacrer au sport, c’est ce qu’il vous faut (deux à trois fois par semaine, au moins 20 minutes à chaque fois).

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Pour celles qui ont moins de temps, ou pas la condition physique pour faire cet exercice, voici quelques entrainements très utiles:

Notre vieil ami l’exercice du gainage, très apprécié des sages femmes quand on commence la rééducation des abdominaux après l’accouchement:

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Essayez de tenir au moins trente secondes, et de faire un peu plus à chaque fois. L’idéal est d’enchainer trois séquences de gainage avec temps de repos court entre chaque. N’oubliez pas de contracter le périnée et les abdos pendant que vous faites l’exercice.

Voici un exemple de défi gainage:

défi gainage.PNG

Je vous conseille fortement de faire également le gainage sur le côté et sur le dos.

Sur le côté, c’est assez physique, faites-le uniquement si vous vous sentez à l’aise.

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Par contre, quelle que soit votre condition physique, je vous encourage à faire le gainage sur le dos: il a pour avantage de mobiliser la colonne vertébrale, et de déverrouiller le dos.

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Pour chacun de ces exercices, pensez bien à serrer le ventre et le périnée pendant l’exercice (dans votre tête, essayez de coller votre nombril à votre colonne vertébrale).

Enfin pour les douleurs dans le dos, la solution, c’est souvent de remuscler les bras et le dos lui-même.

Même l’Assurance Maladie le dit 🙂

améli.PNG
Voici l’extrait d’une vidéo très bien faite: (même sans les poids, ça travaille).

Voilà, dans tous les cas, n’oubliez pas de bouger votre corps un maximum, que ce soit en vous baladant ou en prenant plus souvent les escaliers.

Voilà, j’espère que cet article vous aura été utile,

Bon dimanche!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment Instagram applique-t-il ses conditions d’utilisation? Ou les joies de la censure à l’américaine.

Bonsoir,

Ce soir court article à propos d’Instagram et de ses conditions d’utilisation.

J’ai lu dernièrement plusieurs post concernant Instagram et la censure qui y est appliquée.

Le premier exemple est Julie Flamingo, qui a vu tous plusieurs de ses post signalés et supprimés parce qu’ils représentaient des seins nus. Le premier post était un cliché artistique d’Helmut Newton, le deuxième post était une affiche de prévention contre le cancer du sein.

Elle a lancé par la suite une campagne nommée #liberetonteton, donc le but est de partager un maximum de photos de seins nus, car Instagram ne fait visiblement pas la différence entre pornographie et photos artistiques ou de prévention. Par contre le réseau social laisse circuler des images très suggestives, avec de très jeunes filles tout justes couvertes d’un morceau de tissu. Mais tant qu’il n’y a ni téton, ni poil pubien, tout va bien.

Pour revenir à Julie Flamingo, Instagram a réagi en lui faisant subir un shadowbanning : toutes ses photos sont devenues invisibles sur les hashtag.

Je rejoins totalement Julie Flamingo et la soutiens sur son combat: le corps de la femme ne devrait pas subir une telle censure.

Les autres exemples que j’ai rencontrés sont ceux des comptes que j’ai pu signaler pour vente de contrefaçon. Au bout de plusieurs signalements, ces comptes ont été supprimés.

Ce que j’ai découvert par la suite, c’est que ces comptes ont été supprimés sans aucune explication. Les utilisatrices se sont retrouvées dans l’incapacité de se connecter à leur compte, qui a été purement et simplement été effacé sans autre forme de procès. Elles ont imputé cette suppression à un piratage massif, alors qu’elle était due à un trop grand nombre d’infractions à la propriété intellectuelle.

Instagram gère ses utilisateurs comme bon lui semble. Nous n’avons aucun moyen de faire plier ce réseau, et ils nous invitent eux-mêmes avec beaucoup d’ironie à les rejoindre dans la baie de San Francisco s’il nous venait à l’esprit de les poursuivre en justice, puisqu’ils sont sous la juridiction de l’état de Californie.

Mon raisonnement est le suivant: dans le cas de Julie Flamingo (et pourtant, Dieu sait que je soutiens son combat), et des comptes de vente de contrefaçon, les utilisatrices n’ont pas respecté les conditions d’utilisation d’Instagram. Or les conditions d’utilisation d’Instagram font office de loi sur ce réseau, et nous sommes obligés de nous y plier. Dans le cas contraire, nous n’avons plus qu’à quitter ce réseau.

L’erreur de ces utilisatrices est de vouloir appliquer leurs valeurs culturelles, ou les lois sur la propriété intellectuelle de leur pays à Instagram, qui est un réseau américain, et qui respecte donc les valeurs américaines, et les lois américaines.

Dans le cas de Julie Flamingo, il était clair que ses valeurs féministes allaient poser un problème sur un réseau américain: rappelons tout de même que les américains ont une conception très différente de la nôtre de ce qui est tolérable ou non.

Exemple avec l’affiche ci-dessous: les Américains ont censuré… la cigarette, alors que l’arme a été laissée sur l’affiche.

Rappelons également que 40 pour cent des Américains sont créationnistes, (le lien va vers un article vérifié de Wikipedia) contre 9 pour cent en France, et je vous joins un article du Monde à ce sujet.

Bref, tout cela pour dire que les valeurs américaines sont parfois très éloignées des nôtres, mais ce sont elles qui régissent Instagram, et c’est donc à nous de nous y adapter, et non l’inverse. Si vous voulez rester sur Instagram, il faudra mettre vos valeurs dans votre poche, et prendre en compte leurs valeurs à eux.

Enfin, quelques conseils pour vous servir d’Instagram en toute tranquillité:

  • Lisez attentivement leurs conditions d’utilisation (elles sont très simplifiées et faciles à lire): si vous n’êtes pas d’accord avec leurs conditions, n’ouvrez pas de compte: vous perdrez. N’oubliez pas, vous êtes chez eux, ce sont eux qui décident.
  • Protégez vos créations sous un régime reconnu par les lois américaines (c’est le cas des Creative Commons, qui sont des licences américaines). Instagram reconnaîtra bien plus facilement vos droits d’auteur en cas de réclamation.
  • Si vous voulez être contestataire et porter un message féministe, faites le en vous débrouillant pour contourner leurs règles: par exemple, j’ai posté une photo de Marilyn Monroe seins nus, avec un voile transparent. La photo n’a pas été censurée. Postez des photos suggestives, qui porteront votre message de façon indirecte. Ils n’y toucheront pas.

Voilà,

J’espère que cet article vous aura été utile,

Je vous souhaite une bonne soirée!

 

 

 

 

 

 

 

 

J’me présente, j’m’appelle Emilie… ou pourquoi je tisse des perles.

Hello,

Ce soir, un article un peu personnel suite à une question qui m’a été posée.

Je réalise que je ne me suis jamais réellement présentée, et c’est donc l’occasion de le faire.

Je commence par le titre: j’ai constamment de la musique dans la tête (à en devenir dingue parfois). Par exemple, pendant que je tissais mes poissons, j’avais La maman des Poissons de Boby Lapointe dans la tête. Pour la noix de coco, c’était le refrain de Fresh,  de Kool and the Gang (she’s fresh, fresh, exciting).

Tiens en bonus, le lien vers la chanson:

Et en cherchant un titre, c’est la chanson de Balavoine qui s’est imposée (J’me présente, je m’appelle Henri.)

Voilà, maintenant grâce à moi, vous avez de la musique qui tourne en boucle entre vos deux oreilles. Mais vous êtes capables de vous la sortir de la tête. Comme dirait France Gall, résiste, prouve que tu existes 😉

Revenons à nos moutons: donc je me présente, je m’appelle Emilie, j’ai 35 ans (je passe à 36 dimanche, mais pour l’instant, je m’accroche à mes 35!).

J’ai trois enfants qui ont, on va dire, du caractère, un mari sexy (si, si, il ne vieillit pas, c’est fou), un gros labrador (qui lui, vieillit), et je suis professeur de français depuis 11 ans (j’ai reçu mon décompte de points retraite, il ne me reste plus que 28 ans à faire: je serai alors un vieux prof auquel les élèves demanderont s’il a côtoyé les dinosaures. Cette question a déjà été posée, vrai de vrai).

Venons en aux miyuki: c’est ma belle sœur Camille qui m’a fait découvrir ces perles en avril 2016. Je n’avais jamais été trop attirée par les perles avant de découvrir ces petites merveilles.

Je pratiquais par contre déjà les loisirs créatifs: j’ai réalisé plusieurs albums de scrapbooking et un carnet de voyage, que j’ai entièrement illustré à la main. J’ai toujours aimé les domaines artistiques, et j’ai pratiqué le violon pendant plus de 20 ans.

J’ai eu tout de suite le coup de cœur pour ces perles minuscules, car elles permettent de dessiner des motifs précis et colorés. Et il y a le plaisir de créer un objet de toutes pièces. Enfin, elles sont déclinées dans une variété de couleurs que je trouve remarquable (je reviendrai à la couleur plus bas dans l’article).

La question qui m’a été posée aujourd’hui est la suivante: est-ce que je fais exprès de mettre énormément de nuances dans mes tissages pour empêcher la copie et la reproduction? Est-ce que je complique volontairement mes tissages?

La réponse est non, pas du tout. Dernièrement, c’est vrai que j’ai développé un style de plus en plus réaliste, avec un grand nombre de dégradés. Ci dessous, ma dernière création.

coco.PNG

La première raison, c’est que je travaille de plus en plus à partir de photos réelles. J’essaie, grâce en particulier aux camaïeux et aux différentes textures, de respecter au mieux la réalité.

La deuxième raison, c’est que la couleur et les textures, c’est ma religion. Je suis totalement accro. Je suis une cible parfaite pour les marques qui font des vitrines de produits avec des couleurs vives et des arc-en-ciel de couleurs, et qui travaillent sur la texture de leur produit.

Exemple ci dessous:

ice watch.PNG

Du coup, j’ai un nombre incroyable d’objets et de vêtements qui ne me servent pas et qui n’ont pas d’autre utilité que d’être beaux. J’aime simplement les regarder.

Alors forcément, on retrouve ce penchant dans mes tissages. Plus il y a nuances de couleurs et de textures, et plus je suis satisfaite.

Enfin, depuis toute petite, j’ai appris à focaliser mon regard sur les détails. En effet, mes parents m’ont eue très jeune, et ils ont terminé leur éducation artistique en m’emmenant partout avec eux.

Malheureusement, ils avaient un goût prononcé pour les tableaux morbides de Jérôme Bosch et les scènes de dissection. Quelques exemples ci-dessous:

bosch.PNG

rembrandt.PNG

Pas terrible, hein? Hé bien, j’ai découvert que la seule façon de supporter ce genre de tableaux, c’est de s’attarder sur les détails, en oubliant le sujet: le mouvement des flammes, la lumière et l’ombre, les couleurs. Cela permet de résister à des heures de visites au musée.

C’est comme cela que mon regard se conduit encore aujourd’hui: le vol d’oies sauvages sur une bouteille de vodka, le coquelicot rouge et presque translucide qui sort d’un trottoir, le mouvement d’un tigre sur un T Shirt. N’importe quel détail peut être une source d’inspiration. Et surtout, on peut trouver de l’esthétique, si rassurant, dans n’importe quelle scène.

Vous comprendrez également pourquoi je ne dessine que des créations rassurantes et colorées: je ne réaliserai pas de tissages plus gothiques ou anatomiques, même si certains sont très bien dessinés.

Pour conclure, la raison essentielle pour laquelle je tisse, c’est la recherche de l’esthétique: tisser des modèles que j’ai dessinés, cela me permet de travailler les couleurs et les textures, et de créer quelque chose de beau, que je peux regarder ou porter ensuite. Et c’est un moyen d’expression artistique: quand vous regardez mes tissages, vous avez un aperçu de mon regard sur les choses. C’est une façon comme une autre de communiquer 🙂

Bonne soirée, et promis le prochain article sera bien moins philosophique 😀