Customiser une carte postale avec une création en perles miyuki.

Bonsoir,

Ce soir, un premier article sur les utilisations possibles de nos précieux tissages.

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Je viens de découvrir les cartes Pickmotion, et cela m’a donné une idée que je souhaite partager avec vous.

Les cartes Pickmotion sont en vente un peu partout (j’ai trouvé les miennes à Cultura), ce sont des cartes postales présentées comme des clichés Instax (les nouveaux appareils type Polaroïd).

Ci dessous quelques exemples:

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La partie photo est brillante, alors que la partie blanche est mate, vous pouvez donc facilement écrire dessus.

Voici comment j’ai customisé la carte ci-dessous:

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Pour la customiser, j’ai utilisé: du scotch 3D double face 2 mm d’épaisseur, très utile pour le scrapbooking, des ciseaux, mon tissage flamant rose, un stylo Pigma Micron taille 8 et le livre de lettrage de Marika Salerno, du blog Letters Love Life.

Pour celles qui aiment le lettrage, je vous conseille vivement ce livre, il est extrêmement bien fait. L’auteur propose plusieurs pages d’entrainements variés, avec des lignes de copie (un peu comme à l’école 🙂 )

C’est bien fait, complet, et joli.

Voici deux pages pour vous donner une idée.

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Pour customiser la carte, c’est tout simple:

1-  Calligraphiez votre message en bas de la photo, sur la partie blanche (ne collez votre tissage qu’à la toute fin, car le scotch 3D est très difficile à décoller ou à déplacer. Vous devez être sûr de l’effet général de votre carte avant de placer votre tissage).

Pour la calligraphie, attention: si vous utilisez un crayon papier pour dessiner vos lettres, vous ne pourrez pas gommer trop souvent: la partie blanche de la carte est mate, et les traces de crayon rayent la carte.

N’utilisez pas de stylo bille pour votre calligraphie: le bille ne marque pas la carte correctement, et l’effet est irrégulier.

2- Choisissez l’endroit où vous voulez coller votre tissage.

Collez au dos de votre tissage de fines bandes de scotch 3D (l’épaisseur 2 mm est parfaite, elle donne du relief à votre carte de façon harmonieuse).

3- Collez enfin votre tissage sur votre carte: attention, le scotch accroche très bien, vous n’avez droit qu’à un seul essai.

Le résultat ci-dessous en gros plan: le scotch 3D a donné un léger relief supplémentaire au flamant. Désolée pour la calligraphie, j’ai de sacrés progrès à faire 😉

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Voilà, cette carte sera bientôt offerte à une Instacopine et j’espère qu’elle lui plaira!

Bonne soirée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évolution du chapeau panama.

Bonsoir,

Ce soir « rétrospective » sur un de mes tous premiers modèles, le chapeau panama.

Je l’ai dessiné entre le 19 août et le 22 août 2016, et il m’avait donné de fil à retordre.

Je l’ai repris pour le livre Le Brickstitch, version flamant rose, puis ces derniers jours, pour une version plus tropicale.

Un an sépare chaque version, et j’ai trouvé amusant de vous les montrer. La modification essentielle sur la dernière version est la façon dont j’occupe l’espace sur le motif.

Sur les deux premières versions, j’avais dessiné un grand motif (un citron et une tête de flamant) puis des petites fleurs et des mini citrons pour remplir l’espace et ne pas faire un chapeau trop vide.

Pour la dernière version, après avoir dessiné les hibiscus, j’ai cherché longuement un mini motif pour remplir le reste du chapeau (j’ai essayé avec des feuilles, des points de couleur…)

Finalement, j’ai opté pour un maillage avec deux couleurs de perles, une nuance café au lait, et une nuance crème, en choisissant la même finition (mate opaque) pour que les deux nuances se confondent presque.

Je suis assez contente du résultat, je trouve que le maillage ne charge pas trop le motif.

Et vous qu’en pensez-vous?

Bonne soirée!

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Comment Instagram applique-t-il ses conditions d’utilisation? Ou les joies de la censure à l’américaine.

Bonsoir,

Ce soir court article à propos d’Instagram et de ses conditions d’utilisation.

J’ai lu dernièrement plusieurs post concernant Instagram et la censure qui y est appliquée.

Le premier exemple est Julie Flamingo, qui a vu tous plusieurs de ses post signalés et supprimés parce qu’ils représentaient des seins nus. Le premier post était un cliché artistique d’Helmut Newton, le deuxième post était une affiche de prévention contre le cancer du sein.

Elle a lancé par la suite une campagne nommée #liberetonteton, donc le but est de partager un maximum de photos de seins nus, car Instagram ne fait visiblement pas la différence entre pornographie et photos artistiques ou de prévention. Par contre le réseau social laisse circuler des images très suggestives, avec de très jeunes filles tout justes couvertes d’un morceau de tissu. Mais tant qu’il n’y a ni téton, ni poil pubien, tout va bien.

Pour revenir à Julie Flamingo, Instagram a réagi en lui faisant subir un shadowbanning : toutes ses photos sont devenues invisibles sur les hashtag.

Je rejoins totalement Julie Flamingo et la soutiens sur son combat: le corps de la femme ne devrait pas subir une telle censure.

Les autres exemples que j’ai rencontrés sont ceux des comptes que j’ai pu signaler pour vente de contrefaçon. Au bout de plusieurs signalements, ces comptes ont été supprimés.

Ce que j’ai découvert par la suite, c’est que ces comptes ont été supprimés sans aucune explication. Les utilisatrices se sont retrouvées dans l’incapacité de se connecter à leur compte, qui a été purement et simplement été effacé sans autre forme de procès. Elles ont imputé cette suppression à un piratage massif, alors qu’elle était due à un trop grand nombre d’infractions à la propriété intellectuelle.

Instagram gère ses utilisateurs comme bon lui semble. Nous n’avons aucun moyen de faire plier ce réseau, et ils nous invitent eux-mêmes avec beaucoup d’ironie à les rejoindre dans la baie de San Francisco s’il nous venait à l’esprit de les poursuivre en justice, puisqu’ils sont sous la juridiction de l’état de Californie.

Mon raisonnement est le suivant: dans le cas de Julie Flamingo (et pourtant, Dieu sait que je soutiens son combat), et des comptes de vente de contrefaçon, les utilisatrices n’ont pas respecté les conditions d’utilisation d’Instagram. Or les conditions d’utilisation d’Instagram font office de loi sur ce réseau, et nous sommes obligés de nous y plier. Dans le cas contraire, nous n’avons plus qu’à quitter ce réseau.

L’erreur de ces utilisatrices est de vouloir appliquer leurs valeurs culturelles, ou les lois sur la propriété intellectuelle de leur pays à Instagram, qui est un réseau américain, et qui respecte donc les valeurs américaines, et les lois américaines.

Dans le cas de Julie Flamingo, il était clair que ses valeurs féministes allaient poser un problème sur un réseau américain: rappelons tout de même que les américains ont une conception très différente de la nôtre de ce qui est tolérable ou non.

Exemple avec l’affiche ci-dessous: les Américains ont censuré… la cigarette, alors que l’arme a été laissée sur l’affiche.

Rappelons également que 40 pour cent des Américains sont créationnistes, (le lien va vers un article vérifié de Wikipedia) contre 9 pour cent en France, et je vous joins un article du Monde à ce sujet.

Bref, tout cela pour dire que les valeurs américaines sont parfois très éloignées des nôtres, mais ce sont elles qui régissent Instagram, et c’est donc à nous de nous y adapter, et non l’inverse. Si vous voulez rester sur Instagram, il faudra mettre vos valeurs dans votre poche, et prendre en compte leurs valeurs à eux.

Enfin, quelques conseils pour vous servir d’Instagram en toute tranquillité:

  • Lisez attentivement leurs conditions d’utilisation (elles sont très simplifiées et faciles à lire): si vous n’êtes pas d’accord avec leurs conditions, n’ouvrez pas de compte: vous perdrez. N’oubliez pas, vous êtes chez eux, ce sont eux qui décident.
  • Protégez vos créations sous un régime reconnu par les lois américaines (c’est le cas des Creative Commons, qui sont des licences américaines). Instagram reconnaîtra bien plus facilement vos droits d’auteur en cas de réclamation.
  • Si vous voulez être contestataire et porter un message féministe, faites le en vous débrouillant pour contourner leurs règles: par exemple, j’ai posté une photo de Marilyn Monroe seins nus, avec un voile transparent. La photo n’a pas été censurée. Postez des photos suggestives, qui porteront votre message de façon indirecte. Ils n’y toucheront pas.

Voilà,

J’espère que cet article vous aura été utile,

Je vous souhaite une bonne soirée!

 

 

 

 

 

 

 

 

La création du jour et la chanson du jour :)

Bonjour,

Voici un flamant rose (encore un! On ne s’en lasse pas), tissé suite au défi que j’ai lancé sur le groupe Facebook. L’objectif est d’inonder la perlosphère de jolis flamants 😉

Voici la bête, et la photo d’origine.

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flamant souple

Et ci-dessous, la chanson que j’ai en tête depuis deux jours déjà. Rien à voir avec les flamants, allez savoir pourquoi elle est là, celle-ci. Elle fait partie de l’un de mes films préférés, Phantom of the Paradise. Je vous mets sa petite sœur pour la route.

Bon vendredi et bonnes vacances! Ou bonne reprise 🙂

 

 

 

J’me présente, j’m’appelle Emilie… ou pourquoi je tisse des perles.

Hello,

Ce soir, un article un peu personnel suite à une question qui m’a été posée.

Je réalise que je ne me suis jamais réellement présentée, et c’est donc l’occasion de le faire.

Je commence par le titre: j’ai constamment de la musique dans la tête (à en devenir dingue parfois). Par exemple, pendant que je tissais mes poissons, j’avais La maman des Poissons de Boby Lapointe dans la tête. Pour la noix de coco, c’était le refrain de Fresh,  de Kool and the Gang (she’s fresh, fresh, exciting).

Tiens en bonus, le lien vers la chanson:

Et en cherchant un titre, c’est la chanson de Balavoine qui s’est imposée (J’me présente, je m’appelle Henri.)

Voilà, maintenant grâce à moi, vous avez de la musique qui tourne en boucle entre vos deux oreilles. Mais vous êtes capables de vous la sortir de la tête. Comme dirait France Gall, résiste, prouve que tu existes 😉

Revenons à nos moutons: donc je me présente, je m’appelle Emilie, j’ai 35 ans (je passe à 36 dimanche, mais pour l’instant, je m’accroche à mes 35!).

J’ai trois enfants qui ont, on va dire, du caractère, un mari sexy (si, si, il ne vieillit pas, c’est fou), un gros labrador (qui lui, vieillit), et je suis professeur de français depuis 11 ans (j’ai reçu mon décompte de points retraite, il ne me reste plus que 28 ans à faire: je serai alors un vieux prof auquel les élèves demanderont s’il a côtoyé les dinosaures. Cette question a déjà été posée, vrai de vrai).

Venons en aux miyuki: c’est ma belle sœur Camille qui m’a fait découvrir ces perles en avril 2016. Je n’avais jamais été trop attirée par les perles avant de découvrir ces petites merveilles.

Je pratiquais par contre déjà les loisirs créatifs: j’ai réalisé plusieurs albums de scrapbooking et un carnet de voyage, que j’ai entièrement illustré à la main. J’ai toujours aimé les domaines artistiques, et j’ai pratiqué le violon pendant plus de 20 ans.

J’ai eu tout de suite le coup de cœur pour ces perles minuscules, car elles permettent de dessiner des motifs précis et colorés. Et il y a le plaisir de créer un objet de toutes pièces. Enfin, elles sont déclinées dans une variété de couleurs que je trouve remarquable (je reviendrai à la couleur plus bas dans l’article).

La question qui m’a été posée aujourd’hui est la suivante: est-ce que je fais exprès de mettre énormément de nuances dans mes tissages pour empêcher la copie et la reproduction? Est-ce que je complique volontairement mes tissages?

La réponse est non, pas du tout. Dernièrement, c’est vrai que j’ai développé un style de plus en plus réaliste, avec un grand nombre de dégradés. Ci dessous, ma dernière création.

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La première raison, c’est que je travaille de plus en plus à partir de photos réelles. J’essaie, grâce en particulier aux camaïeux et aux différentes textures, de respecter au mieux la réalité.

La deuxième raison, c’est que la couleur et les textures, c’est ma religion. Je suis totalement accro. Je suis une cible parfaite pour les marques qui font des vitrines de produits avec des couleurs vives et des arc-en-ciel de couleurs, et qui travaillent sur la texture de leur produit.

Exemple ci dessous:

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Du coup, j’ai un nombre incroyable d’objets et de vêtements qui ne me servent pas et qui n’ont pas d’autre utilité que d’être beaux. J’aime simplement les regarder.

Alors forcément, on retrouve ce penchant dans mes tissages. Plus il y a nuances de couleurs et de textures, et plus je suis satisfaite.

Enfin, depuis toute petite, j’ai appris à focaliser mon regard sur les détails. En effet, mes parents m’ont eue très jeune, et ils ont terminé leur éducation artistique en m’emmenant partout avec eux.

Malheureusement, ils avaient un goût prononcé pour les tableaux morbides de Jérôme Bosch et les scènes de dissection. Quelques exemples ci-dessous:

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Pas terrible, hein? Hé bien, j’ai découvert que la seule façon de supporter ce genre de tableaux, c’est de s’attarder sur les détails, en oubliant le sujet: le mouvement des flammes, la lumière et l’ombre, les couleurs. Cela permet de résister à des heures de visites au musée.

C’est comme cela que mon regard se conduit encore aujourd’hui: le vol d’oies sauvages sur une bouteille de vodka, le coquelicot rouge et presque translucide qui sort d’un trottoir, le mouvement d’un tigre sur un T Shirt. N’importe quel détail peut être une source d’inspiration. Et surtout, on peut trouver de l’esthétique, si rassurant, dans n’importe quelle scène.

Vous comprendrez également pourquoi je ne dessine que des créations rassurantes et colorées: je ne réaliserai pas de tissages plus gothiques ou anatomiques, même si certains sont très bien dessinés.

Pour conclure, la raison essentielle pour laquelle je tisse, c’est la recherche de l’esthétique: tisser des modèles que j’ai dessinés, cela me permet de travailler les couleurs et les textures, et de créer quelque chose de beau, que je peux regarder ou porter ensuite. Et c’est un moyen d’expression artistique: quand vous regardez mes tissages, vous avez un aperçu de mon regard sur les choses. C’est une façon comme une autre de communiquer 🙂

Bonne soirée, et promis le prochain article sera bien moins philosophique 😀

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille au complet.

Bonsoir,

Rapide post pour vous présenter les petits derniers et les images dont je me suis inspirée 🙂 Il y en au moins deux qui vont finir dans les mains de mes enfants 😀

J’espère qu’ils vous plaisent! Bonne soirée!

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J’ai vu rouge

Bonsoir,

Ce matin, j’ai vu rouge sur Instagram. Pardon pour celles qui me suivent et qui sont déjà au courant de mon énième pétage de durite.

Entre mon petit déjeuner et le thé du matin, je suis tombée sur le hashtag cimetière de miyuki. Et je vous avoue que j’ai avalé mon Earl Grey de travers.

Le but du jeu est de réunir toutes les créations dont on ne se sert pas, et de les prendre en photo. Rien de très gênant me direz-vous, et je suis plutôt d’accord sur le principe. Après tout, c’est assez sympa de réunir tous ses tissages sur une seule photo, ça a de l’allure. On peut en être fière.

Sauf que quand on lit bien les post, on se rend compte du profond mépris qu’ont certaines créatrices pour leur propre travail: j’en fais quoi maintenant, tout est vendre si tu veux. Bref, tous ces tissages sont présentés comme des rebus dont on ne sait pas quoi faire.

D’où mon coup de gueule, que je vous mets en copie en dessous:

« Bonjour. J’écris ce matin totalement révoltée par ce que je vois sur Instagram à propos des miyuki.
Les miyuki, c’est cher. Ce sont des perles de luxe. La référence de la photo coûte 6,50 le sachet de 11 grammes. Comptez au minimum 2,50 euros un paquet.
Depuis hier, le must, c »est de montrer tous les tissages qui ne nous servent à rien. Des dizaines d’heures de tissage et des dizaines d’euros de perles étalés et présentés comme des rebus.
Ce sera quoi le prochain hashtag? Je me torche les fesses avec mes miyuki parce que j’ai les moyens? Je tisse des perles et j’emmerde les pauvres?
Alors moi j’ai honte, vis à vis des gens qui n’ont pas les moyens de se les payer, ces perles. Honte vis à vis des gens qui ont à peine de quoi boucler le mois, qui dépensent très peu dans leurs loisirs ou qui travaillent tellement qu’ils ont à peine le temps de bouffer en rentrant chez eux le soir. Sans parler des créatrices qui essaient de vivre de leurs créations.
Quelle image on donne à ces gens, qui ouvrent Insta le soir en rentrant? Ils doivent vraiment se dire qu’on n’a que ça à faire et qu’on jette l’argent par les fenêtres!
Parce que oui le brickstitch et les perles miyuki, c’est un loisir de privilégié, et il y a fort peu de gens qui ont les moyens financiers ou le temps de tisser autant.
Alors je m’excuse, en tant que privilégiée, auprès de tous ces gens qui doivent se sentir offensés par notre orgueil et notre futilité et qui auront bien raison.
Peut être que je vais perdre un paquet de followers, mais Instagram ce n’est pas la vie. Si on ne peut pas dire ce qu’on pense par peur d’être impopulaire, ça ne vaut pas le coup!
Bon dimanche. »

J’ai reçu beaucoup de commentaires et de messages privés suite à ce post (et aucune insulte), et il se trouve qu’une bonne partie des gens qui m’ont lue ont également été choqués par ce hashtag.

J’ai également reçu des commentaires d’autres créatrices qui ont été piquées au vif par ce que j’ai dit, et je re précise donc ma pensée.

Non il n’y a pas de mal à montrer ses tissages et à en être fière. Je suis à la première à poster mes photos et à faire la promotion d’un maximum de couleurs. Et non ce n’est pas le fait de les montrer qui est insupportable.

Ce qui est insupportable, c’est de les montrer comme des quantités négligeables, des machins à vendre en solde parce qu’ils encombrent les tiroirs, vendus comme du PQ en promo. C’est insultant pour ceux qui n’ont pas le temps, l’argent ou la technique pour parvenir à ces résultats, qui en font rêver beaucoup.

Oui les miyuki c’est cher, et oui il faut du temps pour tisser: soyons fières de montrer ce que nous savons faire et qui n’est pas toujours à la portée de tout le monde.

Et oui nous sommes des privilégiées: nous avons eu de la chance d’en être arrivées là, d’être respectées dans ce petit milieu et de recevoir autant de messages d’admiration. Ce serait pas mal d’avoir un peu de respect pour ce et ceux qui nous font exister.

Vous me direz: pourquoi un tel coup de sang? Parce que ce manque de respect, j’ai eu l’occasion de l’expérimenter pendant la rédaction du livre, et que vous n’imaginez pas jusqu’où il va.

Merci de m’avoir lue et bonne soirée.

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Petit jeu.

Hello,

Petit jeu tout simple: à votre avis, pourquoi n’ai-je pas utilisé la référence DB 220 (voir article précédent) dans le tissage ci-dessous, pour faire le camaïeu blanc-gris du perroquet?

Celles, celle, ceux, celui qui trouve(nt) la bonne réponse gagnent le diagramme du cacatoès (ou de la fleur de frangipanier, au choix 🙂 )

A vous de jouer!

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